Mystère : où est passé le gendarme héraultais disparu à la Réunion ?

RECHERCHES. Où est passé Mathieu Caizergues, ce gendarme héraultais de 24 ans qui ne donne plus signe de vie sur l’Île de la Réunion depuis le 23 juin dernier ? Métropolitain a déjà évoqué ce mystère. Quatre mois après, il perdure : le disparu est-il toujours vivant ? Est-il décédé ? Cette semaine, nos confrères de La Gazette de Montpellier évoquent cette étrange affaire.

Pour la première fois depuis la disparition de son fils, sa maman, Delphine Caizergues qui tient un salon de coiffure à Saint-Drézéry, à une quinzaine de kilomètres au nord-est de Montpellier a accordé un entretien à la presse.  Interrogée par les journalistes de La Gazette, elle pense que Mathieu est toujours en vie.

À la question, « S’il est vivant, comment expliquez-vous qu’il ne vous contacte pas ? », Delphine Caizergues lâche : « Je suis sûre qu’il ne veut pas être repéré. Il est peut-être hébergé sur place dans un ou plusieurs points de chute. Ou alors, il a peut-être rencontré des gens qui doivent lui dire, fais gaffe, si tes parents te trouvent, ils te mettront dans un asile« . La famille du gendarme se dit déçue d’un récent coup de théâtre qui n’a pas assez été creusé par les enquêteurs : le 9 septembre, des pique-niqueurs auraient reconnu en Mathieu Caizergues, un inconnu amaigri et fatigué venu leur demander un bidon d’eau, avant de quitter les lieux rapidement, en oubliant un autre bidon.

L’hypothèse d’une méprise serait cependant privilégiée par les gendarmes de la section de recherches de Saint-Denis-la Réunion, alors que les résultats des traces ADN isolées sur le bidon laissé sur place par cet inconnu ne sont pas encore connus. « J’ai parlé à ces témoins, tout colle : sa voix, sa tenue vestimentaire, des détails physiques particuliers. On l’a même vu faire du stop », relève la maman du disparu, qui garde espoir de retrouver Mathieu en vie.

« Un gros coup sur la tête »

Elle n’explique pas pour l’heure, pourquoi son fils s’est brusquement évaporé au milieu d’une longue et spectaculaire randonnée dans le cirque de Mafate, en compagnie d’un gendarme et du mari d’une collègue, gendarme aussi. Elle se souvient de son départ d’ici : « Il nous a dit au revoir à tous avant de partir en détachement à la Réunion, avec son unité de la gendarmerie mobile basée à Saint-Amand-Montrond, dans le Cher. Il a dit au revoir à ses grands-parents paternels, à son meilleur ami à Montpellier, mais à mes parents, c’est la première fois. Il a emmené sa carte d’identité, alors qu’il ne le faisait jamais. Je pense que l’amnésie est possible, car, comme on le voit sur des photos qu’il nous a envoyées dans les heures qui ont précédé sa disparition, il a reçu un gros coup sur la tête. Il ne m’a pas dit comment il s’est fait cette blessure »…

Un détail qui intrigue

C’est ce détail qui est sujet à bien des interrogations : Mathieu Caizergues a t-il fait une chute sur le chemin de randonnée ? Ou a t-il été agressé ? Dans cette dernière hypothèse, qui a pu le frapper violemment à la tête, sans que ses deux « collègues » de randonnée soient témoins de la scène ? Car, l’enquête des gendarmes du groupement de l’Île de la Réunion a établi, au vu des déclarations des deux témoins, qu’ils n’ont jamais vu le jeune gendarme avec de telles blessures…

Ce détail et ses versions qui laissent un doute sur leur véracité intriguent beaucoup les enquêteurs. Interrogée par La Gazette de Montpellier sur l’existence éventuelle d’un conflit entre les trois randonneurs, Delphine Caizergues assure ne pas y croire : « Je ne pense pas que les deux gendarmes l’aient frappé ou qu’il y ai eu atteinte à sa vie. Les Mafatais sont formels : notre fils n’est pas décédé sur les lieux de la randonnée, car, il n’y a aucune odeur, pas de mouches, aucun rapace et pas de cadavre rejeté par la mer. On sait que les requins ne mangent pas les corps, donc on aurait au moins retrouvé une partie ».

Recherches vaines

C’est une maman en souffrance, désespérée par ce long et anormal silence qui s’est confiée à nos confrères : « Il ne s’est quand même pas volatilisé ». Il restait un espoir encore : le 4 octobre, de nouvelles recherches ont été lancées sur le sentier de randonnée, là où le jeune gendarme a brutalement disparu, alors qu’il suivait d’assez loin ses deux collègues -selon ce qu’ils ont raconté lors de leur brève garde à vue-, avec trois équipes cynophiles composées de chiens malinois spécialisés dans la recherche de cadavre…

Un détective engagé

Hélas, l’exploration s’est achevée en fin de semaine dernière : le flair des malinois n’a rien donné. Après des hélicoptères, des plongeurs, un peloton de haute montagne, des chiens pisteurs, des chiens spécialisés dans la détection de cadavre, un survol par des drônes et des battues de gendarmes, de pompiers, de bénévoles et la famille qui s’est rendue deux fois sur place, c’est au tour d’un détective privé d’entrer en scène.

Un gendarme à la retraite, ex-membre d’une brigade de recherches, vient de partir sur les traces de Mathieu Caizergues à la demande de sa famille héraultaise pour percer enfin ce mystère.

Qu’est-il arrivé à Mathieu Caizergues ?

2 Comments

  1. Je ne connais pas sa Maman, mais son oncle oui et j’imagine l’immensité de leur chagrin avec depuis ce mois de Juin cette quête de la vérité. Si toutefois sur place quelqu’un sait, il est inhumain de ne rien dire. Je leur souhaite beaucoup de courage, mais ce mot est trop faible pour l’épreuve qu’ils traversent. Amicalement, PM

  2. Je sùis en contact avec la mère dù gendarme disparù à La Réùnion.
    Cette affaire m’a bien été prise en charge.
    J’attends la sùite. Ca peùt prendre qùelqùes délais.
    BOBALAVI.

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