Entreprise : exécuter les directives du patron, fausse bonne idée ?

EXPERTS. Une entreprise bien organisée possède une bibliothèque de fiches de poste pour que chacun sache ce qu’il a précisément à faire, et pour que l’ensemble des salariés en soit informé. « Le seul danger de cette règle de base d’un bon management réside dans le fait que certains se comportent en exécutants, en bons exécutants certes, mais uniquement en bons exécutants… », alertent les experts du Florian Mantione Institut, que nous avons interrogés sur la question.

« Pour que  1+1=3, il faut qu’existe une véritable synergie entre les collaborateurs, que parmi leurs préoccupations principales ils cultivent l’amélioration constante de la manière de travailler ensemble, le perfectionnement des procédures, le raffermissement des règles du jeu… », expliquent les experts de Florian Mantione Institut, qui soulèvent cet état de fait, mais vont encore plus loin. « La direction imagine souvent une “boîte à suggestions”, conçoit même une récompense pour les meilleures suggestions adoptées… Et si la suggestion n’était pas une possibilité mais un devoir ? Et si la culture de l’entreprise favorisait l’expression de tous, l’émergence d’améliorations ? », interroge Loïc Douyère, directeur associé chez Florian Mantione Institut.

Penser autrement

Pour lui, l’entreprise devrait inciter à “penser autrement”, à faire preuve de créativité. « Ce n’est pas parce que l’on a toujours fait ainsi qu’il faut continuer à faire ainsi. Ce n’est pas parce qu’il y a quelques années, on a essayé de changer, et que cela n’a pas fonctionné, qu’il faut définitivement éliminer cette suggestion… », explique-t-il.

Oser

« L’entreprise doit, au contraire, inciter à oser, à faire preuve d’imagination, d’initiative et de courage, et cela ne peut exister que si le droit à l’erreur fait partie de la culture d’entreprise », complète son associé Augustin Valéro. Et les deux hommes de poursuivre sur ce postulat: l’entreprise devrait former l’ensemble de ses collaborateurs à la créativité, à l’innovation, au brain storming.

Elle devrait considérer que bien faire son travail est insuffisant, qu’il faut, sans cesse, faire mieux, quitte à tâtonner, quitte à commettre des maladresses, quitte même à se tromper.

« Une bonne idée qui n’aboutit pas est préférable à la passivité… Mais pour cela, il faut oser. Nous devons oser. C’est le devoir de suggestion… ». À bon entendeur…

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