Nouveau guet-apens à Nîmes : des pompiers bombardés de projectiles

VIOLENCES. Un nouveau guet-apens a été tendu vendredi soir aux sapeurs-pompiers de Nîmes, selon une information confirmée ce samedi soir à Métropolitain par une source proche de l’enquête.

Cette fois pourtant, le fourgon pompe-tonne du centre de secours principal avec six pompiers à bord était escorté par une patrouille de policiers de la Sécurité publique, comme le stipule une convention signée entre la direction départementale de la Sécurité publique du Gard et le Sdis 30.

Fourgon endommagé

Les pompiers ont été appelés pour une voiture en feu sur la place Watteau, au coeur de la zup ouest de Pissevin, théâtre de violences sur les casqués du Gard depuis plusieurs jours. Les pompiers ont attendu l’arrivée d’un véhicule de police-secours pour l’escorte, avant de se présenter sur les lieux. En fait, il s’agissait d’un guet-apens : des jeunes encagoulés ou le visage cachés par des capuches ou des foulards attendaient les « soldats du feu », les seuls qui ont été la cible de jets de projectiles.

Le fourgon pompe-tonne a été bombardé de pierres, de pavés, de parpaings et autres objets lourds qui ont étoilé le pare-brise, cassé des vitres latérales et abîmé la carrosserie. Fort heureusement, les pompiers ont pu se mettre à l’abri. Et ils ont pu regagner la caserne indemnes, mais choqués et en colère.

Tentative d’homicide volontaire

La semaine précédente, dans cette cité sensible, trois pompiers à bord d’une ambulance avaient essuyé un jet de cocktail Molotov, alors qu’il n’y avait pas d’escorte policière.

À la suite de cette violente agression, le procureur de la République de Nîmes a ouvert une information judiciaire du crime présumé de tentative d’homicide volontaire par engin incendiaire et/ou explosif, passible de la cour d’assises, si le ou les auteurs sont identifiés et arrêtés.

Selon nos informations, le caillassage d’hier soir est le cinquième en une semaine visant les pompiers de Nîmes. Sur les véhicules, les messages tracés à la peinture blanche autour d’un dessin représentant une cible d’un stand de tir attestent de l’inquiétude des casqués. « On est pas des cibles !! » est-il notamment écrit sur un VSAV, une ambulance.

Reste cette question : quel est l’événement récent qui peut expliquer ces attaques violentes  d’un groupe de jeunes de la cité Pissevin contre les sapeurs-pompiers certes, mais aussi la police nationale ? L’enquête des policiers de la sûreté départementale du Gard apportera peut-être une réponse.

 

 

3 Comments

  1. Quelqu’un a-t’il quelque chose à se reprocher pour provoquer tant de violence à l’égard de ceux qui viennent à notre secours ? Il y a sûrement une explication.

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