Montpellier : la pelouse du stade de la Mosson retrouve des couleurs

FOOTBALL. Ce n’est pas encore un billard anglais, mais la pelouse du stade de la Mosson à Montpellier a retrouvé une allure plus digne avant la réception de l’OGC Nice par le MHSC, ce dimanche. Afin de contrer la prolifération du pyricularia, le champignon en cause, un traitement « antibiotique » est appliquée depuis une quinzaine de jours. Résultat : une pelouse en voie de guérison permettant de lever la menace de sanction qui pesait sur le MHSC.

Coup de gueule

C’est une piètre image que donnait la pelouse du stade de la Mosson depuis la réception de Nantes le 9 septembre et un coup de gueule de Michel Der Zakarian, l’entraîneur du MHSC. Sans oublier la venue du PSG avec un résultat nul presque inespéré pour les Pailladins dont beaucoup s’accordent à dire qu’ils ont justement été favorisés par l’état lamentable du gazon.

En cas de troisième match, avec une note inférieur à 10, le club risquait une sanction financière. En plus de la mauvaise publicité, cela aura été d’autant plus malheureux qu’il ne peut être tenu pour responsable.

La métropole de Montpellier, propriétaire du stade et responsable de l’entretien, a donc pris le problème très au sérieux depuis plus d’un mois afin de contrer le pyricularia. La prolifération du champignon est provoquée par la pelouse hybride utilisée (fibres synthétiques, liège, sable et herbe) combinée à certaines conditions météorologiques (forte chaleur de l’air et du sol plus l’humidité dû à l’arrosage). Et si la surface résiste mieux au froid hivernal, les facteurs de propagation du champignon réunis ces derniers mois donnent un résultat catastrophique.

Traitement « zéro phyto »

La collectivité s’est donc rapprochée des chercheurs du CIRAD (Centre de coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le Développement). « Il fut un temps où nous aurions pu utiliser certains produits. Aujourd’hui, nous nous sommes engagés dans le zéro phyto, nous n’avons pas le droit d’utiliser ces produits chimiques, donc c’est un peu plus long. Il a fallu faire des études par les chercheurs du CIRAD qui ont trouvé la solution » explique Philippe Saurel, le président de la métropole.

À la recherche d’une solution durable

Des traitements préventifs ont été appliqués et des semis ont été plantés afin de regarnir la pelouse. Un fertilisant à base de fer est également appliqué quotidiennement. Le coût de cet « antibiotique » est estimé à 50’000 €. Il ne s’agit là néanmoins que d’une solution temporaire.

Le CIRAD et fournisseur de la pelouse continuent de mener des études pour trouver une solution durable afin d’endiguer la maladie qui touche d’autres stades en France et dans le Monde. Un nouveau procédé à base d’ultraviolet serait actuellement en test sur le golf national de Saint-Quentin-en-Yvelines, lieu ou se déroulera la Ryder Cup l’année prochaine.

Le MHSC va mieux

Côté sport, le MHSC va mieux avec deux nuls face à Paris et Monaco. Lors de ce dernier match en terre monégasque, on a d’ailleurs pu voir que les hommes de Michel Der Zakarian étaient à l’aise sur une pelouse en bon état.

Pour la réception de l’OGC Nice, le terrain ne sera pas à remettre en cause même si ce n’est pas encore la perfection. « J’espère qu’elle se sera un peu densifié, confiait l’entraîneur héraultais aujourd’hui, Déjà il y a quinze jours quand je suis allé voir les féminines elle était plus dense, avait poussé un peu plus et était plus verte. On verra si les jardiniers ont bien travaillé ».

Alors, ce MHSC-OG Nice ? Verdict dimanche en fin d’après-midi.

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