Final des Internationales de la Guitare : il était une fois l’Opéra Rom 4

MUSIQUE. L’Opéra Rom est la création inédite des Internationales de la Guitare -IG-, mais signe aussi la clôture du festival, ajoutant du sel à cette 22e édition qui ne manque pas de piquant. Ce quatrième Opéra Rom, toujours orchestré par les frères Ferré, éminences du swing manouche en France a fière allure. Petit inventaire. C’est demain soir au Corum à Montpellier.

Depuis 2006, les IG ont entrepris un travail de création autour de la musique nomade universelle en s’appuyant sur des musiciens talentueux qui se sont imposés tout au long de leur carrière comme étant les plus illustres représentants du genre : Boulou et Elios Ferré, dignes héritiers de Django Reinhardt tant par l’affiliation artistique que familiale.

Ils furent les maîtres d’œuvres de ‘‘Il était une fois les frères Ferré’’ et des trois premiers Opéra Rom qui auront vu défiler et jouer des artistes de tous horizons sublimant le swing sous toutes ses coutures : Tchavolo Schmitt, Didier Lockwood, les Frères Belmondo, Georges Moustaki, Costel Nitescu, Sanseverino, Giani Lincan, Michel Portal, Anne Ducros, Maurice Vander, Philip Catherine, Elisabeth Kontomanou… et tant d’autres.

Tangos argentins, tziganes et poésie

Cette année, pour ce final musical en beauté, le festival récidive dans la création autour de l’Opéra Rom, quatrième du nom. Et cette fois le nomadisme musical ira chercher d’autres échos, comme les tangos argentins d’Astor Piazzolla, les compositions hors du temps de l’italien Nino Rota, illustrateur musical des luxuriantes pellicules du réalisateur Federico Fellini. Mais aussi de Georges Brassens, le plus marginal et universel musicien de la poésie française chantée, sans port d’attache même sur l’île singulière où il repose en paix.

Pour être à la hauteur d’un tel panorama rythmique, le casting se devait d’être à la hauteur : Biréli Lagrène, immense guitariste à l’éclectisme reconnu sera de la partie, ainsi que Richard Galliano, accordéoniste expert des polyphoniques voyageuses, les frères Ferré bien sûr, accompagnés du joueur de cymbalum Giani Lincan, du violoniste Costel Nitescu, du contrebassiste Gilles Naturel, du pianiste Alain Jean-Marie et de deux chanteuses tziganes pour embellir cette soirée qui s’annonce étincelante.

Et grand bonus non prévu dans le programme initial, une fanfare viendra ouvrir, mettre l’ambiance et clôturer cette soirée en forme de voyage dans les musiques des mondes.

Rendez-vous ce samedi 14 octobre  en soirée à l’Opéra Berlioz au Corum à Montpellier

>> Plus d’infos sur www.les-ig.com

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