Montpellier : Saint-Charles 2 inauguré par la ministre de l’Enseignement supérieur

ÉTUDIANTS. Le site Saint-Charles 2, annexe de l’université Paul Valéry, a été inauguré ce jeudi matin par Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation. Il s’agit d’ailleurs pour cette biochimiste de formation de sa première inauguration en tant que ministre.

Le site de Saint-Charles, de 15 000 m2, accueille plus de 2 000 personnes dont 575 chercheurs, enseignants-chercheurs et doctorants répartis dans 19 unités de recherche. La deuxième tranche, dont la livraison a été effectuée au printemps 2017, s’étendant sur plus de 6 000 m2, comprend notamment la Maison des Sciences de l’Homme, un auditorium, des salles de colloques et de séminaires.

La reconversion du site a été menée par le cabinet d’architectes Hellin-Sebbag à qui l’on doit également la restructuration très réussie du Lycée Léonard de Vinci à Montpellier. La rénovation totale du site Saint-Charles d’un coût de 46,21 M €, a été financée par l’État dans le cadre du Plan État Région et la maîtrise d’ouvrage confiée au rectorat de l’académie de Montpellier.

La recherche dans la société

Cette inauguration était l’occasion pour l’université Paul Valéry de présenter à la Ministre les activités développées par ses équipes de chercheurs au sein du site Saint-Charles 2. Ainsi, le LabEx ArcHiMedE a créé VÉgA, un dictionnaire (français, anglais, allemand et arabe) consacré au vocabulaire de l’Égypte ancienne. Trois anciens étudiants du LabEx ont d’ailleurs lancé la start-up Arcanae pour la création d’une police hyéroglyphique et travaille avec des musées pour la préservation du patrimoine historique par le numérique. Frédérique Vidal confiait avoir rencontré la veille son homologue égyptien et que VÉgA pourrait l’intéresser dans le cadre de la redynamisation de l’Université Française d’Égypte.

Autre réalisation concrète avec la plateforme e-debat dans le cadre du projet de parc éolien offshore en Méditerranée. Son objectif est rendre accessible au plus grand nombre le débat public et d’améliorer la concertation par le numérique. Ou encore le programme Idefi qui vise à accroître la réussite des étudiants en 1ère année de licence. Le projet NEXUS proposera une formation en Humanités Numériques, ouverte à tous, rassemblant l’ensemble des disciplines de l’Université Paul Valéry. Celle-ci vise à former les individus aux métiers de demain sous un angle citoyen.

Frédérique Vidal s’est montrée enthousiaste face à ces démonstrations : « Je suis convaincue qu’il existe dans les universités des solutions qui fonctionnent et qui restent à développer à grande échelle dans les autres universités (…) Les sciences humaines ont du mal à créer le lien avec le monde socioéconomique, vous démontrez l’inverse. Ces projets ont toute leur place dans l’impact que doit avoir la recherche et les sciences dans la société ». En ajoutant plus tard face aux interactions entre les différents acteurs du territoire (collectivités, institutions, entreprises et universités) : « Vous avez su penser vos recherches avec votre écosystème ». Sans doute une piste pour l’université de demain que préfigure le site de Saint-Charles.

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