Inaugurée à Montpellier : la faculté de médecine est unique en France

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Philippe Augé, le président de l'Université de Montpellier, avec Carole Delga, présidente de la Région Occitanie et Frédérique Vidal, ministre de l'Enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation © GM

MINISTRE. Tout un symbole : ce jeudi, vers 18h, la nouvelle faculté de médecine de Montpellier a été inaugurée. Carole Delga, présidente de la région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée, a coupé le cordon qui officialise la « naissance » de cet établissement ultra-moderne unique en France. La plus vieille faculté de médecine encore en activité dans le monde devient aussi l’une des plus modernes.

C’est Georges Frêche, alors président de la région Languedoc-Roussillon, qui avait lancé le projet dès 2005 d’une nouvelle faculté de médecine pour Montpellier. L’ancienne, sans manquer de respect à son âge vénérable (la fac est active depuis le XIIème siècle), se sentait depuis quelques années déjà un peu à l’étroit au coeur du centre historique montpelliérain, où il est difficile de pousser les murs… La Région s’était alors engagée dans ce projet repris et porté depuis par Carole Delga. La collectivité a assumé le financement total, près de 45 M€, de cet établissement de pointe ultra-connecté.

Le rectrice, Armande Le Pellec-Muller, la ministre, Frédérique Vidal et la présidente de Région, Carole Delga dans les couloirs de la nouvelle faculté de médecine de Montpellier
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« La Région a assuré la maîtrise d’ouvrage de la nouvelle faculté de médecine à hauteur de 98 % », rappelait Carole Delga, expliquant ce choix de la collectivité : « Booster l’excellence de nos sites d’enseignement supérieur et de recherche pour les rendre plus attractifs, que ce soit au plan national et international, est une obligation et une priorité pour la Région. À Montpellier, nous inaugurons un formidable outil au service de l’enseignement de la médecine du 3ème millénaire. J’espère que grâce à l’investissement régional, des étudiants présents parmi nous aujourd’hui marqueront, depuis Montpellier, l’histoire de la médecine, qu’ils penseront et relèveront les défis de la santé pour les décennies à venir ».

Une fac pour exister mondialement

Pour Philippe Augé, président de l’Université de Montpellier, ce jeudi 12 octobre fut un grand jour : la présence pour cet événement de Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation « est un signe fort. Un signe de l’excellence de ce projet visionnaire, mais aussi la preuve que pour le nouveau gouvernement, Montpellier redevient un site universitaire important aux yeux de l’État ». Le président de l’UM justifiait le choix d’une faculté proposant « à la fois un grand geste architectural, celui de François Fontès, et des équipements qui en font une faculté numérisée et connectée : indispensable aujourd’hui pour exister sur la carte mondiale des grands sites universitaires ».

Numérisée et connectée sur le monde

La nouvelle faculté de médecine, qui accueille depuis le 21 août dernier 640 étudiants de première année, a tout d’une grande. D’une très grande même : elle est considérée comme l’une des plus modernes d’Europe, mettant notamment à disposition des étudiants des technologies numériques innovantes. Au cœur de la nouvelle fac, les cours seront dispensés dans 5 amphithéâtres high-tech de 200 places qui se distinguent par leurs équipements numériques et multimédias : tous les cours et manipulations (y compris la chirurgie) dispensés dans une salle peuvent être retransmis en direct dans une autre salle de la fac, ou dans une autre université, y compris à l’étranger, sans oublier la mise en ligne des cours sur Internet…

3 600 étudiants à terme sur le site

L’innovation majeure de cette nouvelle fac se situe au niveau de ses derniers étages. Au 4ème et au 5ème se trouve en effet des équipements derniers cris, dont un plateau de simulation numérisée. Il s’agit d’une plateforme de formation médicale de haute technologie où sont reproduits des blocs opératoires et des salles de réanimation. C’est ici que les étudiants montpelliérains s’entraîneront aux gestes chirurgicaux. Le site recevra à terme 3 600 étudiants et une équipe administrative de 150 personnes. Des cours sont maintenus dans l’ancienne faculté de l’Écusson pour les élèves de 2ème et 6ème année. Ce qui permet à la vénérable institution de conserver son titre de plus « ancienne faculté de médecine au monde encore en activité ».

Essentiel pour développer le territoire

Dans les salles de simulation, les technologies numériques sont au service des étudiants © GM

« En construisant des espaces de travail accessibles aux étudiants, aux praticiens mais aussi aux chercheurs, en faisant également la part belle au numérique et aux pédagogies innovantes, cette nouvelle université se révèle comme un atout de poids pour l’innovation dans le domaine de la santé et le transfert de connaissance essentiels au développement de l’ensemble du territoire », conclut Carole Delga.

Inauguration : Autour de Frédérique Vidal, Carole Delga et Philippe Augé, étaient aussi présents Michel Mondain, doyen de la Faculté de Médecine ; Philippe Saurel, maire de Montpellier et président de Montpellier Métropole ; Armande Le Pellec-Muller, Recteur de l’Académie de Montpellier ; Pierre Pouëssel, Préfet de l’Hérault et bien sûr François Fontès, architecte de la nouvelle faculté… sans oublier les sénateurs et députés Jean-Pierre Grand, Patricia Mirallès et Muriel Ressiguier.

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2 Commentaires

  1. Oh oui, elle est unique en France.
    Une forêt de pilier voulue par l’architecte, plus de 100 devant la fac. Les 9/10 èmes sont vides et ne soutiennent rien. Perso je trouve ça moche mais c’est une question de goût. Par contre, quel gâchis de place.
    Puis certains piliers sont dans le petit courant d’eau qui fait le tour de la fac. Des spécialistes ont dit qu’il y aurait souci tels qu’ils étaient conçus. Ah mais non, faut faire comme ça a dit l’architecte. Les premiers points de rouille sont déjà là.
    Puis pour les personnes qui y travaillent : c’est tellement sombre que c’est néons du matin au soir. Pas de clim. Et pas possible d’ouvrir les fenêtres quand il y du vent, le filet métallique posé sur les murs fait tellement de bruit que cela devient rapidement insupportable. Beau ou fonctionnel? Beau, on s’en fout, on va pas y travailler.
    Il manque des centaines de places en amphi : pas assez grand pour accueillir tous les étudiants de première année.
    Alors il parait que c’est un succès.
    Mais comme souvent à Montpellier, ce fut fait dans la démesure. Au lieu d’avoir un bâtiment agréable pour ses employés, dimensionné en rapport au besoin, avec un coût moindre, on a choisi de miser sur l’apparence, au détriment des employés, des besoins et tout ça pour un budget plus important.
    Tiens, cela me rappelle les archives…
    Pas grave, ce n’est que de l’argent public.

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