MHB / Lidl Starligue : ne pas tomber dans le piège de Cesson-Rennes

HANDBALL. Avant dernier déplacement de sa série de quatre matchs à l’extérieur en une dizaine de jours, Montpellier est en terre bretonne ce mercredi soir pour affronter Cesson-Rennes dans le cadre de la 5e journée du championnat de France. À part la mésaventure turque de Mohamed Soussi, tout va bien pour les Héraultais. Mais ne comptez pas sur Patrice Canayer pour relâcher la pression.

Solide face à Besiktas mais…

La victoire dimanche à Besiktas (36-32) a paradoxalement montré les imperfections encore existantes du MHB que pointe régulièrement Patrice Canayer : « On est bien rentrés dans le match. Par contre c’est dans la rotation que cela s’est relâché complètement. Pas à tous les niveaux car offensivement on est restés très cohérents. Par contre, le secteur défensif a été catastrophique pendant 30 minutes. Cela montre que cette équipe a encore une marge de progression très importante handballistiquement mais aussi dans sa compréhension de la compétition et de ce que cela nécessite de jouer tous les trois jours ».

En menant de 7 buts en quelques minutes, l’entraîneur héraultais a fait tourner son effectif. Les « remplaçants » n’ont pas apporté entière satisfaction. Patrice Canayer détaille : « Ce n’est pas tant sur la qualité de jeu que sur l’enthousiasme qu’ils ont développé. Ça je n’ai pas aimé. Quand le banc s’ouvre tu dois voir des lions ! À la limite ils peuvent faire des erreurs, mais tu dois voir des lions ! Là ils n’étaient pas vraiment méchants ».  S’il écarte une forme de suffisance ou un manque de volonté, le technicien n’oublie pas son rôle de formateur : « Par moment ils ne savent pas vraiment comment il faut faire et il faut leur expliquer. Cela fait partie de l’apprentissage de la haute compétition. Le plus dur à maîtriser c’est la répétition des matchs ».

Si les résultats sont là, dans la physionomie des matchs, le MHB connaît « des relâchements coupables et des temps faibles où on se met à jouer, à mon sens, un peu trop facile, pas assez efficace. On se met en situation non pas de panique mais plus difficile que ce que la normale voudrait » explique Patrice Canayer. Heureusement, les cadres répondent toujours présents : « Quand j’ai rappelé les titulaires sur le terrain alors qu’ils pouvaient penser, légitimement, que le boulot était à moitié fini pour eux, ils ont fait la différence de manière très claire et très nette. Je sais que je peux compter sur ces joueurs là en cas de rotation ».

Troisième déplacement

Après Nantes mercredi dernier, Istanbul il y a trois jours et avant Lisbonne ce dimanche, le groupe montpelliérain est donc aujourd’hui à Rennes. Patrice Canayer doit faire avec l’enchaînement des déplacements : « Cela casse le rythme des joueurs qui ont besoin de s’entraîner. Il y a des joueurs qui ne sont bons que quand ils ont leurs doses d’entraînements, de répétitions, de gammes. Pour eux c’est un peu plus difficile c’est pour ça que l’on essaie d’adapter les entraînements en fonction des besoins de tout le monde et des aléas ».

Heureusement, il n’y a pas d’ombre au tableau : « On est plutôt bien physiquement. On a un effectif qui continue à être complet. Il n’y a pas de soucis physique et il ne peut même pas y avoir de lassitude » Le coach héraultais s’est montré satisfait mardi matin par « la fraîcheur physique, mental et l’envie des joueurs » avant d’affronter Cesson-Rennes.

Dans ce contexte, Patrice Canayer reste cependant prudent : « C’est peut être le match le plus difficile car c’est celui qui arrive au milieu des deux déplacements de Ligue des Champions. Contre Nantes, je savais que l’on ne manquerait pas de concentration. Là le risque existe. Mais ce n’est pas parce que l’on a identifié le risque que l’on va gagner ».

Attention au réveil de Cesson-Rennes

Si Montpellier enchaîne les matchs tous les trois jours, ce n’est pas le cas de Cesson-Rennes qui se concentre sur les compétitions nationales. Ce qui crée un certain désavantage, ou rééquilibre les forces, c’est selon : « Le match est très difficile. En face il y a une équipe qui a besoin de points. Il y a de bons joueurs. Tactiquement, cela fait une semaine qu’ils se préparent donc ils ont bouffé de la vidéo ». Rentrés lundi d’Istanbul, les Montpelliérains se sont entraînés mardi au palais des sports René Bougnol et auront une séance vidéo aujourd’hui.

Malgré des scores serrés, l’équipe bretonne n’a toujours pas gagné et point à la 11e place. De quoi accentuer la vigilance de Patrice Canayer : « C’est une équipe qui commence à avoir le couteau sous la gorge. Ils vont être hyper motivés. Si tu arrives à continuer à les faire douter cela peut être bon. S’ils commencent à se lâcher et que tu leur ouvres la porte, elle peut te claquer dans la gueule ».

Montpellier part donc avec l’étiquette légitime de favori. Une position dont se méfie l’entraîneur héraultais : « Ils vont dire que l’on n’est pas l’adversaire idéal et qu’ils vont attendre de se relancer la semaine prochaine. Sauf que cette équipe là, elle va jouer plein pot, sans finalement trop de pression par rapport aux points. Donc ce n’est que du bonus pour eux ».

Patrice Canayer a donc prévenu ses joueurs : « Maintenant, il faut être réaliste. Quand tu as identifié ça comme un danger, ce n’est plus un piège. Sinon ça veut dire que tu n’as pas d’expérience ou que tu es bête. Comme je pense que l’on a de l’expérience et j’espère que l’on n’est pas bête, j’espère donc que ce ne sera pas un piège ». Pour le moment, Montpellier a su tous les éviter. Ce serait dommage de chuter maintenant…

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