Meurtre de l’Aude : une marginale identifiée grâce à une broche chirurgicale

MYSTÈRE. Quinze jours après la découverte à l’aube d’un corps calciné dans un talus de la RD 211, entre Roullens et Lavalette, près de Carcassonne dans l’Aude, les gendarmes du groupe homicide de la section de recherches de Montpellier ont identifié la victime : il s’agit d’une mère de famille de 38 ans présentée comme une marginale : « La victime s’appelle Myriam Fedou Bonsirven, elle est mère de deux enfants âgés de 11 et 14 ans, elle était née à Albi en 1979. Elle vivait dans le Tarn, était sans domicile fixe et n’exerçait pas de profession”, précise David Charmatz, le procureur de la République de Narbonne et du pôle criminel, sans en dire plus.

On sait que la victime vivait à une soixantaine de kilomètres de Castres et qu’elle fréquentait des SDF et autres routards.

L’enquête pour crime flagrant vise les chefs d’enlèvement et de séquestration suivis de mort. Des chefs criminels qui pourront évoluer quand le ou les auteurs seront arrêtés.

Les deux enfants de la trentenaire, “bénéficiaient d’une mesure de placement dans un foyer des mineurs décidée depuis peu par le juge des enfants de Castres“, selon une source proche de l’enquête.

La piste de Marseille

Le cadavre n’était pas complètement calciné et lors de l’autopsie pratiquée à l’institut médico-légal du CHU Lapeyronie à Montpellier, la découverte d’une broche chirurgicale en bas du dos avec un numéro et une année de fabrication a permis d’orienter les investigations dans un établissement hospitalier de Marseille.

La piste était la bonne : grâce à cette broche, les enquêteurs de la section de recherches de Montpellier ont pu mettre une identité sur l’inconnue. Reste désormais à retrouver le ou les meurtriers qui ont exécuté cette mère de famille d’une balle dans la tête tirée à bout portant.

Effacer des traces

En mettant le feu à son corps, jeté d’une voiture sur cette départementale isolée de l’Aude, il ou ils voulaient effacer probablement des indices. Les flammes se sont propagées aux broussailles et un automobiliste de passage a donné l’alerte.

L’enquête s’attache à déterminer si la trentenaire a été tuée chez elle -la maison qu’elle occupait avant de devenir SDF- a été perquisitionnée et passée au peigne fin par les experts scientifiques de la cellule d’identification criminelle de la gendarmerie, où si à la faveur d’une mauvaise rencontre, elle a été enlevée et séquestrée pour un mobile inconnu.

Questions que se posent les enquêteurs : que faisait-elle dans ce coin isolé de l’Aude, entre Carcassonne et Limoux ? Et depuis combien de temps y séjournait t-elle ? Les investigations sont menées dans le milieu des marginaux du secteur.

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