Journée mondiale : pour que l’obésité soit une maladie

PRÉVENTION. La journée du 11 octobre a été choisie pour sensibiliser à l’obésité et prévenir les risques, qui peuvent être graves pour la santé, y compris chez les jeunes. Lancée en 2015, la Journée mondiale de lutte contre l’obésité propose de stimuler et de soutenir les actions concrètes permettant d’aider les individus à atteindre et maintenir un poids santé, afin de renverser l’épidémie globale de l’obésité.

L’obésité a été déclarée par l’Organisation mondiale de la santé -OMS- comme maladie chronique depuis 1997. Cette Journée mondiale de lutte contre l’obésité est donc importante pour faire reconnaître, en France, l’obésité comme une maladie.

Comme le signale le Professeur Ian Caterson, président de la World Obesity Federation,  »L’obésité est aujourd’hui une épidémie, qui absorbe une large quantité des ressources de nos services de santé, 12% de la population mondiale est aujourd’hui touchée. Le coût médical annuel du traitement des conséquences de l’obésité telles que le diabète et des maladies cardiovasculaires est vraiment inquiétant. Nous utilisons le la Journée Mondiale de lutte contre l’Obésité cette année pour insister sur les économies que représentent la lutte précoce contre l’obésité sans attendre de traiter les comorbidités plus tard. La surveillance continue de l’obésité mondiale a montré à quel point la prévalence de l’obésité a dramatiquement augmenté ces 10 dernières années. Avec un nombre estimé à 177 millions d’adultes souffrant d’obésité sévère d’ici 2025, il est clair que les gouvernements ont besoin d’agir maintenant afin de réduire cette charge sur leurs économies nationales ».

Alerter les gouvernements

La Ligue nationale contre l’obésité et la World Obesity Federation utilisent la Journée mondiale de lutte contre l’obésité ce 11 octobre pour alerter les gouvernements, les institutions de santé et les mutuelles sur l’importance de donner la priorité aux investissements pour la lutte contre l’obésité.

Cela signifie :

– investir dans la prise en charge et le suivi des personnes touchées par l’obésité,
– privilégier les dépistages afin d’améliorer le succès des traitements,
– faire de la prévention afin de réduire le besoin en traitement.

Un coût de 5,6 milliards d’euros

En 2004, l’obésité a coûté 5,6 milliards d’euros à l’assurance maladie française. Si le taux de prévalence continue sur cette lancée, cette dépense atteindra 14 milliards d’euros en France en 2030. La prévention, l’encadrement et le traitement de l’obésité sont donc un investissement rentable pour le gouvernement et l’assurance maladie.

L’obésité tue plus que la faim dans le monde. Le dépistage et la prévention peuvent permettre d’atteindre l’objectif fixé pour 2025 par l’Organisation Mondiale de la Santé de stopper l’augmentation de l’obésité et d’atteindre 25 % de réduction de la mortalité relative aux maladies non transmissibles.

Pour accélérer cette prise de conscience, et comme l’explique Agnès Maurin, la directrice générale et co-fondatrice de la Ligue nationale contre l’obésité,  »Les gouvernements doivent prendre des décisions urgentes dès aujourd’hui afin d’éviter l’augmentation des coûts du traitement de l’obésité et de ses comorbidités. La Ligue nationale Contre l’Obésité est là pour aider le gouvernement à relever ce défi, en poursuivant ses engagements depuis 2014 ».

>> Plus d’informations sur http://www.liguecontrelobesite.org/fr/

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