Football à Montpellier : compte à rebours pour la Coupe du monde féminine

ÉVÉNEMENT. Dans moins de deux ans, la France accueille la Coupe du monde féminine de football. Montpellier fait partie des neuf villes hôtes de la compétition. Le comité d’organisation vient de séjourner dans la capitale héraultaise, afin de lancer l’événement planétaire qui se déroulera du 7 juin au 7 juillet 2019.

Brigitte Henriques, vice-présidente de la FFF, ne cache pas son enthousiasme : « Pour toute la France c’est un rêve qui devient réalité ». Le football féminin est en plein essor dans le pays avec 130’000 joueuses licenciées et la Fédération en espère 200’000 en 2020.

1 milliard de téléspectateurs

Organiser la plus prestigieuse des compétitions est donc un événement majeur et une très belle promotion pour le sport, comme l’atteste Emily shaw, chargée du développement du football féminin à la FIFA : « La Coupe du monde est la vitrine du football féminin. Lors de la dernière édition, il a franchi une barrière et fait changer les perceptions. Il y avait 750 millions de téléspectateurs pour la finale, c’est un record pour un match ».

L’objectif pour 2019 est d’atteindre la barre du milliard de téléspectateurs. Un sacré enjeu pour le comité d’organisation français.

À moins de deux ans de l’événement la confiance est là. « Je vois un bel engouement dans toutes les villes hôtes où nous sommes allés, atteste Emily Shaw, Je suis certaine que cette Coupe du Monde sera un succès ».

« Un moment magique »

L’ancienne joueuse du MHSC, Hoda Lattaf, a participé avec l’équipe de France à l’édition aux États-Unis : « Une Coupe du monde, c’est une grand fête et une immense joie. C’est un moment de partage et de découverte pour ceux qui ne connaissent pas le football féminin. Et, en tant que joueuse, c’est un moment magique ». De quoi faire saliver les jeunes pousses du MHSC, dont on peut espérer que certaines seront dans la sélection de Corinne Diacre.

« Cela concrétise l’envie du club et de Philippe Saurel. C’est important que l’on fonctionne ensemble. C’était logique que la Coupe du monde revienne à Montpellier », atteste Laurent Nicollin. Le président du MHSC y voit aussi « une reconnaissance de tout le travail qu’à fait mon père autour du football féminin. On considérait Loulou comme un fou ».

À voir les sourires et les yeux brillants des jeunes filles du club devant le trophée, on lui donne volontiers l’étiquette de visionnaire. « C’est un grand honneur pour Montpellier d’accueillir la Coupe du monde. Louis Nicollin était convaincu par la discipline et à tout mis en place pour la développer. C’est un immense hommage qui lui est rendu », salue Brigitte Henriques.

Le nouveau stade

« Montpellier est une terre de football et de sport féminin. À ce titre nous sommes très heureux d’accueillir la Coupe du Monde féminine de football. J’en profiterai pour poser la première pierre du stade Louis Nicollin, comme je lui avais promis » : Philippe Saurel, maire de Montpellier, président de la métropole a réaffirmé sa détermination à lancer la construction du remplaçant du stade de la Mosson en 2019, et donc sans doute en juin.

Interrogé à ce sujet, Laurent Nicollin, pour qui cette nouvelle enceinte est un impératif pour un club professionnel, fait le point sur l’avancée du dossier.

Bien que la volonté soit présente chez les acteurs du dossier, malgré les voix de l’opposition métropolitaine, pour l’heure rien est encore acté. Un emplacement a été choisi, mais les études de faisabilité sont en cours. Les résultats devraient être connus d’ici la fin de l’année.

Le financement du stade, associant collectivités et fonds privés, est également en réflexion. À la Mogère ou ailleurs, le stade Louis Nicollin sera lancé en 2019.

La compétition se déroulera donc du 7 juin au 7 juillet 2019. Montpellier accueillera des matchs de poules avec l’assurance, comme toutes les autres villes de voir évoluer deux têtes de série. Des discussions sont en cours pour recevoir également un quart de finale.

« Le moment de briller »

Comme en 1998, le stade de la Mosson sera le terrain de jeu des équipes mondiales. À l’exception de quelques points de sécurité et d’accueil demandés par la FIFA, aucun aménagement spécifique n’est prévu. Voulue comme la plus belle des Coupes du Monde, cette 8e édition devrait marquer un tournant pour le football féminin et pourquoi pas également pour la sélection française.

Comme le dit le slogan choisi par le comité d’organisation, c’est le moment de briller.

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