Régions : avec les autres présidents, Carole Delga interpelle le gouvernement

FINANCES. Présente au congrès des Régions de France à Orléans en fin de semaine dernière, Carole Delga a tenu à dénoncer avec l’ensemble des présidents de régions les promesses non tenues du gouvernement d’Emmanuel Macron.

Le contenu du projet de loi de finances pour 2018 a été dévoilé mercredi en conseil des ministres. Il prévoit notamment la suppression du fonds de soutien au développement économique de 450 M€ dans la part de TVA qui sera allouée aux Régions.

« Confiance rompue »

Présent pour lancer le congrès, Édouard Philippe était particulièrement attendu. « L’ouverture par le premier ministre devait rétablir la confiance entre l’État et les Régions après la rupture univoque des engagements financiers annoncés mercredi dernier dans le Projet de loi de finances 2018. A l’inverse, son discours n’a fait qu’aggraver le fossé entre les Régions et le gouvernement : la confiance avec le gouvernement est aujourd’hui rompue », a notamment déclaré Carole Delga.

450 M€ en moins

La suppression du fonds de soutien au développement économique alerte Carole Delga, comme les présidents des conseils régionaux du territoire : « Cette décision, si elle est maintenue, est injuste et ferait des Régions le seul niveau de collectivité en France dont les ressources diminueraient entre 2017 et 2018. Nous ne pouvons plus être l’échelon territorial le plus puissant et celui qui dispose le moins de recettes propres et dynamiques. La Région ne peut plus être dépendante des baisses de dotation systématiques de l’État ».

La présidente de la région Occitanie s’inquiète, car « au-delà du revirement sur les finances, ce désengagement de l’État concerne de  nombreux sujets concrets pour le quotidien de nos concitoyens, je pense en particulier aux aides aux petites entreprises et aussi pour le développement à l’export et à l’innovation. Dans une période de mutation, nous devons aider les entreprises à s’adapter » et prévient : « Si le gouvernement ne se ressaisit pas, la mobilisation de nos collectivités sera ferme pour que l’État respecte sa parole ».

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