Jérôme Pitorin à Montpellier pour le festival WAT !

VOYAGES. Alors que débute ce matin, à Montpellier, la 1ère édition du festival international du film de voyage et d’aventure, nous avons rencontré l’une des têtes d’affiche de la manifestation : l’animateur, réalisateur et grand voyageur devant l’éternel, Jérôme Pitorin. L’occasion de savoir ce qu’il attend du WAT !, des films en compétition, mais aussi de replonger dans ses souvenirs de tournage quand, en 2015, il tourna pour France 5 l’émission « Echappées belles : Montpellier- Camargue ».

>> Pour quelles raisons avoir accepté d’être membre du jury de ce festival ?

J’ai été contacté, il y a plusieurs mois, par Romain Tarusson, le Président du WAT !, qui m’a expliqué sa démarche et celle des bénévoles passionnés. J’ai été frappé par leur détermination à faire naître ce festival, dont l’objectif est clair : favoriser et encourager la pratique du voyage à travers sa culture. Et ça, pour permettre une meilleure compréhension du monde. Franchement, il m’aurait été difficile de refuser (sourire). Ce festival m’intéresse à plus d’un titre. Tout d’abord, il est nouveau. Je souhaitais apporter mon soutien à cette belle initiative. Ensuite, il parle de voyage et d’aventure…et c’est un petit peu mon domaine ! Et puis enfin, on y présente 12 films en compétition. Comme je suis réalisateur de mes émissions, je m’intéresse beaucoup aux modes de narration, à l’approche qu’auront eu ces réalisateurs, pour la plupart méconnus. On peut donc dire que je suis venu à la fois par intérêt et par curiosité !

>> Quel est le détail qui peut faire, pour vous, toute la différence ?

Plusieurs critères entrent en jeu pour offrir un rendu global, dont je n’ai aucun doute qu’il soit satisfaisant. Le sujet – et son traitement – est bien sûr un critère essentiel à mes yeux. J’ai envie d’être surpris. Il y a aussi l’axe, le mode de narration, très importants.

>> Et la qualité de l’image ?

Bien sûr, la qualité de l’image fait partie des critères. Mais je dirai qu’aujourd’hui, même sans disposer d’un matériel de pointe, il est relativement facile de proposer une qualité d’image élevée. J’y serai donc attentif, mais pas autant qu’aux aspects que je viens de vous évoquer.

>> Avez-vous participé à la présélection ?

Absolument pas. Je découvrirai pendant le festival, les films pour lesquels je serai amené à émettre un avis, accompagné des 5 autres membres du jury.

>> Le jury est présidé par Laurent Ballesta. Le festival est, quant à lui, parrainée par le navigateur Kito de Pavant. Les connaissiez-vous auparavant ?

Je connais Laurent Ballesta pour son travail. Et j’ai découvert Kito de Pavant dans le cadre des préparatifs de ce festival. Mais pour chacun d’eux, ce sera une première rencontre. C’est aussi ça la magie d’un festival…

« Vous vivez sur une terre riche, avec de nombreux atouts »

>> Le territoire, pourtant, ne vous est pas inconnu.

Non, en effet. Je suis venu à plusieurs reprises à Montpellier, en Camargue, à Sète… Notamment en 2015, dans le cadre du tournage d’une émission d’Échappées Belles, pour France 5. Je retiens de cette « échappée » un territoire complet, entre univers urbain, arrière-pays et bord de mer. J’avais débuté le périple en compagnie de Fabien, cuisinier mais aussi pêcheur, qui m’a fait découvrir les secrets de sa ville, Montpellier. Je me souviens notamment d’une discussion passionnée avec les habitants de la Cité Gély. On était ensuite partis en balade dans l’arrière-pays, à la découverte des plaines viticoles et des gorges calcaires, pour finir avec les splendides paysages de bord de mer du Sète, du cap d’Agde, de l’étang de l’Or… Vous vivez sur une terre riche, avec de nombreux atouts, où il très facile de circuler d’un point à l’autre pour partir à l’aventure.

>> Ce qui n’est pas toujours le cas pour d’autres destinations de vos émissions…

Ha ça c’est sûr ! Mais chaque ville, chaque pays, chaque continent, a son charme et sa particularité.

>> Est-ce que le Jérôme Pitorin d’aujourd’hui, celui qui parcourt le globe presque en continu, s’émerveille encore facilement ?

Disons que je suis peut-être moins impressionnable. Mais le frisson, je l’ai encore souvent. Heureusement d’ailleurs, sinon je serais bien malheureux. Les grands espaces, par exemple, me fascinent. Même si, avec le temps, ce sont les rencontres, plus que les paysages, qui me frappent, me surprennent, m’éblouissent. Un moment partagé et authentique avec un local peut davantage m’impressionner qu’un survol du grand canyon !

>> S’il ne fallait retenir qu’un seul voyage « marquant », ce serait…

L’île de Ré. Ma madeleine de Proust. C’est là-bas que j’ai fait mes premiers pas, d’ailleurs. Je me souviens, on partait en vacances là-bas l’été, en famille. Quand l’île n’était pas encore reliée au continent, on attendait le bateau pour que débute la traversée. Ce n’était que 15 minutes, mais avec mes yeux d’enfant, c’était un périple au bout du monde. J’y retourne chaque été quelques jours, en camping, comme au temps de mon enfance.

>> Comme prochaine destination, vous rêvez de…

Le Pérou. Je m’y rends en novembre d’ailleurs. J’ai vraiment hâte. C’est un pays qui m’a toujours fasciné. Sinon, dans un autre registre, l’Islande. Cette île mystérieuse et singulière, il est impossible que je n’aille pas la visiter.

>> En vacances, vous êtes du genre…

Repos, farniente. Je bouge tout le temps, la priorité est donc à la détente. Mais chassez le naturel, il revient au galop. Passée la matinée sur le transat, je ne tiens plus l’après-midi. Je trouve alors toujours un truc à faire, à voir, à vivre.

>> Un petit conseil pour les Montpelliérains ?

Oui ?

>> …Des suggestions de destinations sympas…en hiver !

Pour un city trip proche d’ici, trois incontournables : Rome, Madrid et Londres. Sinon, plus loin de Montpellier, et hors-saison, préservé de la foule : Budapest, Moscou (dont il revient, pour les besoins d’une prochaine émission, ndlr.) et Athènes, pour rayonner dans le Péloponnèse. Ha, j’allais oublier sinon : Dublin, vraiment super, mais pas autant qu’Edimbourg, sombre et vivante à la fois….


>> LE FESTIVAL

Projections, concerts, expositions, conférences, tables rondes et village du voyage, ou encore ateliers découvertes… Il y en a pour tous les goûts – et surtout pour toutes les bourses – pour venir animer les 3 journées que dure ce festival.

Douze films de voyageurs et d’aventuriers ont finalement été retenus pour constituer la programmation du festival. Projetés au grand public (4 séances sont même aussi destinées aux scolaires), ils seront directement suivis d’une série de questions/réponses avec les producteurs, les réalisateurs et les acteurs présents lors du festival. Au total, 11 séances de cinéma (pour 12 films) prendront place salle Rabelais, sur l’esplanade Charles de Gaulle.

Des “packages“ aux tarifs avantageux sont d’ores et déjà disponibles sur la billetterie en ligne du festival ( www.watmontpellier.fr ). Mais bien que centré sur la projection des films de voyage et d’aventure, le festival ne se résume par à de simples rencontres cinématographiques. Ainsi, un éco-village en plein coeur de ville deviendra pour quelques jours le centre névralgique du WAT !

On y trouvera des points de restauration, un salon du livre de voyage, un salon des acteurs du tourisme, mais aussi des exposants et des animations en lien avec l’aventure. Des expositions photos gratuites dans différents lieux stratégiques de Montpellier et sa Métropole seront aussi présentées.

>> SON EXPO, A DECOUVRIR PENDANT LE FESTIVAL / SOURIRE AU MONDE – JERÔME PITORIN – Salle Pétrarque 

Jérôme est un voyageur cathodique. Il est aussi un passionné de photos. Ses clichés sont des rencontres, des insolites, des coups de coeur… « C’est un autre regard sur le monde, un autre sourire au monde ! », nous explique-t-il. L’expo ne présente d’ailleurs pas que des sourires, mais aussi des clichés qui font sourire. « Soyez attentifs aux légendes », confie Jérôme, qui avoue avoir pris beaucoup de plaisir à les teinter d’humour.

Une partie des bénéfices des photos (toutes prises avec l’application HIPSTAMATIC) sera reversée au mouvement Colibris, avec lequel Jérôme Pitorin collabore (Pierre Rabhi et Cyril Dion). Les tirages sont faits sur un papier texturé 100% végétal en fibre de bambou (awagami), contre-collé sur un support Smart X 100% recyclabe et encadré dans une boite américaine en bois fabriquée en France.


Journaliste, producteur, réalisateur et animateur de télévision français, après avoir animé, produit et réalisé de nombreuses émissions pour les chaînes TF1, M6 et NRJ 12 pendant plusieurs années, il rejoint France 5 en 2010 pour animer le magazine de voyages Échappées belles. Depuis 2015, il tient une chronique dans La Quotidienne sur cette même chaîne. Pour ce festival WAT !, il a accepté de faire partie du jury.

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