Les « pirates de la route » ayant sévi onze fois d’Orange à Lunel en prison

ARRESTATIONS. Comme Métropolitain l’avait raconté dans l’été, des « pirates de la route » avaient frappé violemment à une dizaine de reprises sur les aires de repos de l’autoroute A9, d’Orange, dans le Vaucluse à Vergèze, dans le Gard, sur celles de l’A54, notamment à Caissargues, entre Nîmes et Arles, puis sur les réseaux secondaires, au Grau-du-Roi, dans le Gard et à Lunel, dans l’Hérault.

Le mode opératoire était spectaculaire : à bord d’un véhicule volé, des malfaiteurs gantés, encagoulés et armés attaquaient des familles, des touristes -Allemands, Hollandais etc.- qui faisaient une halte sur des aires de repos, comme celles d’Estézargues, de Ledenon et de Marguerittes, ou tamponnaient leurs voitures pour les contraindre à s’immobilier sur la bande d’arrêt d’urgence sur l’A9, l’A54 ou en bordure des routes nationales -la RN 113 notamment- et départementales.

Ils sont soupçonnés d’avoir commis onze attaques à main armée entre le 21 juillet et le 13 septembre derniers. En effet, les suspects ont été interpellés quelques jours seulement après une nouvelle et dernière agression en bande organisée sur des touristes autour de Nîmes. Ils ignoraient qu’ils étaient discrètement surveillés par les gendarmes.

30 jours à 45 jours d’arrêt

Les victimes étaient frappées à coups de pied, de poing, de crosse des armes, d’extincteurs et de barres de fer -cinq d’entre-elles hospitalisées dans un état grave ont bénéficié de 30 jours à 45 jours d’arrêt de travail- et étaient détroussées de leurs biens de valeur et de leur véhicule de luxe : Audi, BMW et Mercedes.

La dernière victime, un conducteur nîmois de 65 ans qui avait tenté de s’échapper a été grièvement blessée.

Un des raids les plus rocambolesques s’était déroulé un week-end, avec des agressions successives de Milhaud à Lunel, via le Grau-du-Roi. Depuis, une enquête était menée par les gendarmes de la section de recherches de Nîmes et de diverses unités du groupement de gendarmerie du Gard.

Caméras de vidéosurveillance

L’exploitation des caméras de vidéosurveillance sur l’autoroute A9 et l’A54, notamment aux péages et les résultats de prélèvements scientifiques ayant permis d’isoler des ADN ont permis, entre autres indices collectés et analysés de suspecter huit individus domiciliés dans la Zup Est de Nîmes et dans une cité Est également de la route d’Avignon, où un vaste coup de filet a été lancé, ce lundi au lever du jour, avec la participation de militaires d’unités d’élite.

On ignore si une ou des voitures, ainsi que des objets volés aux victimes par ces « pirates de la route » ont été retrouvés, lors des minutieuses investigations et des perquisitions.

Les huit suspects, dont certains sont déjà connus de la police et de la justice ont été placés en garde à vue. Le parquet de Nîmes a ouvert une information judiciaire au cabinet du juge d’instruction de permanence. Au terme des gardes à vue, quatre personnes ont été remises en liberté faute de charges suffisantes, les quatre autres suspects ont été mis en examen et écroués.

 

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