MHSC : un nul au parfum de victoire pour Montpellier face à Paris

FOOTBALL. Après la victoire importante la semaine dernière à Troyes, Montpellier recevait le Paris Saint Germain à l’occasion de la 7e journée de Ligue 1. Dans un stade à guichets fermés, les Montpelliérains, qui entretenaient de grands espoirs, ont tenu la dragée haute avec beaucoup de courage et de solidarité, à des Parisiens impuissants sur la pelouse de la Mosson. Les deux équipes se quittent sur un score nul et vierge. Un très bon point pour les Montpelliérains.

Même sans la star brésilienne Neymar, le PSG reste un colosse difficile à appréhender. Pourtant les hommes de Michel Der Zakarian voulaient être les premiers de la saison à les faire chuter. Pour y parvenir, l’entraîneur héraultais avait mis en place le même système en 5-3-2-1 utilisé par Frédéric Hantz la saison dernière avec le succès que l’on connait.

Sur une pelouse en piteux état, les Montpelliérains réalisaient une très bonne entame de match en mettant l’agressivité demandée par leur entraîneur. À l’image d’un Stéphane Sessegnon qui mettait par deux fois à terre Thiago Motta, les Pailladins montaient rapidement sur le porteur du ballon tout en coupant les connexions possibles. Un joli travail de sape qui empêchait les Parisiens de se montrer dangereux.

Paul Lasne, très bon au milieu de terrain © Anthony Montardy/Métropolitain.

Benjamin Lecomte, comme son homologue, passait même un début de match tranquille. Les éclairs parisiens ne venaient que par les centres et les courses de Kylian Mbappé. Comme à la 38e minute quand le jeune attaquant mystifie Vitrorino Hilton. Heureusement son tir est contré par le tacle de Ruben Aguilar. Les Parisiens poussaient dans les dernières minutes de cette première période. Sur une dernière tentative, un coup franc de Julian Draxler passait devant les cages sans trouver preneur. Les deux équipes rentraient aux vestiaires le score vierge.

Montpellier résiste à l’armada parisienne

Paris revenait sur la pelouse comme il en était sorti. Kylian Mbappé décochait enfin le premier tir cadré de la rencontre à la 46e minute. Sur le côté gauche de la surface, l’attaquant dégaine un tir rapide mais trop écrasé sur lequel Benjamin Lecomte se couche facilement. Les Parisiens multipliaient les occasions. Leurs adversaires faisaient eux preuve d’une belle solidarité défensive. À la 63e minute, Marco Verrati adressait une superbe passe par dessus la défense pour Kylian Mbappé qui était une nouvelle fois gêné par le retour de Ruben Aguilar.

Beaucoup d’abnégation de la part de Ruben Aguilar © Anthony Montardy/Métropolitain.

Montpellier était loin d’abdiquer. Casimir Ninga, au four et au moulin, et Jérôme Roussillon, très percutants, posaient régulièrement des problèmes à la défense parisienne par leur vitesse et leur percussion. À la 65e minute, Jérôme Roussillon s’amusait sur son côté gauche, empêchait le ballon de sortir mais n’avait plus la lucidité pour centrer correctement. Quelques minutes plus tard, le public se levait quand à l’issue d’un jeu en triangle entre Paul Lasne, excellent cette après-midi, Stéphane Sessegnon et Jérôme Roussillon, Casimir Ninga se trouvait lancé idéalement dans l’axe. Au terme de sa chevauché, il tentait de décaler Jérôme Roussillon qui ne parvenait pas à reprendre la passe mal dosée. Si les Montpelliérains se montraient dangereux, la précision faisait défaut.

Un point capital

Les Parisiens, embourbaient sur le pelouse désastreuse, se pressaient pour forcer la décision. Unaï Emery lançait dans la bataille Giovanni Lo Celso et Lucas. Ce dernier faisait voir sa pointe de vitesse quand à la 78e, il pénétrait la défense montpelliéraine pour centrer en retrait à destination d’Edinson Cavani, très maladroit cette après-midi. Pedro Mendès taclait dangereusement l’attaquant uruguayen. Heureusement Clément Turpin ne sifflait pas. Les Parisiens pouvaient légitiment espérer un pénalty.

Dans les arrêts de jeu, Paris s’offrait une dernière action par l’intermédiaire d’Edinson Cavani. Et comme un symbole, Vitorino Hilton s’interposait pour dégager le ballon. Avec beaucoup de solidarité et de courage, Montpellier accroche Paris. Et, comme dirait Michel Der Zakarian, même si au niveau comptable ce n’est qu’un point, dans la forme et l’état d’esprit c’est un point capital.

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