Montpellier : avec sa complice, il fabriquait des milliers de faux documents

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Pièces d'identité.

FAUSSAIRES. Un coup d’arrêt à un trafic de faux documents a été donné par la Police aux frontières -PAF 34- de l’Hérault, avec l’arrestation d’un faussaire et de sa complice, mardi à Montpellier.

Un ancien comptable âgé de 35 ans, reconverti en faussaire présumé et sa complice âgée de 31 ans ont été déférés ce jeudi au parquet de Montpellier, à l’issue de leur garde à vue à la PAF de l’Hérault. Le procureur de la République, Christophe Barret a ouvert une information judiciaire au cabinet d’un juge d’instruction pour les délits présumés de fourniture de faux documents, falsification de documents et association de malfaiteurs. Les deux suspects ont été mis en examen. Le parquet a requis le mandat de dépôt des deux mis en examen, présentés au juge des libertés et de la détention, le JLD, qui tranchera dans l’après-midi.

6000 fichiers

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Lors des perquisitions lancées mardi dans le quartier du Plan Cabanes et du faubourg de Figuerolles, à Montpellier, les enquêteurs ont saisi 6000 fichiers informatiques contenant des milliers de faux documents : bulletins de salaire, attestations EDF, de gaz, contrats de travail, pièces d’identité, tels que les passeports etc.

Un matériel informatique sophistiqué permettait de fabriquer de faux tampons administratifs à la pelle. Selon le procureur de la République de Montpellier, “6000 bénéficiaires potentiels auraient profité de ce système frauduleux ici, mais également en France”.

Depuis 7 ans

Cette officine clandestine fonctionnait depuis sept ans, selon les investigations de la Police aux frontières de l’Hérault. Le trentenaire était tellement sollicité qu’il avait transmis ses compétences à une Montpelliéraine de 31 ans, qui l’assistait régulièrement depuis ces derniers mois. Le duo pratiquait des tarifs qualifiés d’élevés pour remettre ces faux documents aux clients, selon une source proche de l’enquête. Le journal gratuit 20 Minutes -édition de Montpellier- révèle que le faussaire présumé gagnait 5000 € par mois.

L’information sur l’existence de cette officine de faussaires est arrivée aux oreilles des policiers montpelliérains dans le cadre d’investigations menées ces dernières semaines sur des filières actives d’étrangers en situation irrégulière et des ventes à la sauvette dans les quartiers du faubourg Figuerolles, de Plan Cabanes et de Gambetta à Montpellier.

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Sa passion, c’est son métier depuis déjà 36 ans. Spécialisé dans le traitement des faits-divers et dans les chroniques judiciaires, ce « roi du scoop » natif du Luberon ne compte jamais ses heures. Ses atouts : une plume aiguisée et un réseau d’informateurs à faire pâlir.

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