Sapeurs-pompiers : le plateau technique régional sera implanté à Gignac

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Le futur centre de formation préparera les pompiers à gérer les attentats sanglants, en plus des exercices comme ici à la faculté de médecine de Montpellier. Photo JMA. Métropolitain.

INFO MÉTROPOLITAIN. C’est officiel depuis lundi : le futur plateau technique pour les sapeurs-pompiers de la région Occitanie -Pyrénées-Méditerranée- sera implanté à Gignac, à vingt kilomètres à l’ouest de Montpellier. Il sera intégré dans le futur centre de formation et de mise en situation -CEFORMIS- pour former les jeunes sapeurs-pompiers, en priorité ceux du Sdis 34.

Début juillet, lors de la présentation à la presse à Vailhauquès du nouveau directeur du Sdis de l’Hérault, le colonel Éric Florès, officiellement installé dans ses fonctions vendredi dernier, le président du Département, Kléber Mesquida avait indiqué que le lieu d’implantation du CEFORMIS et du plateau technique régional n’avait pas encore été choisi.

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Le président du conseil départemental souhaitait trouver un endroit géographiquement et stratégiquement favorable. La commune de Gignac a donc été retenue. Il semble même que le terrain ait déjà été trouvé.

Un site de 3 à 5 hectares

Le CEFORMIS s’étendra sur un site de 3 à 5 hectares et comprendra des outils essentiels pour l’acquisition et le maintien des compétences, aux quelques 4’000 agents, les pompiers bien sûr, mais aussi les membres du service de santé. À l’heure actuelle, le plateau technique le plus proche pour la formation des sapeurs-pompiers en conditions réelles est celui de l’école nationale supérieur des officiers sapeurs-pompiers basé à Vitrolles, près de Marseille.

Pour le conseil départemental de l’Hérault, plus question de dépendre du planning des autres services départementaux ou encore de générer des déplacements à outrance. Kléber Mesquida y tenait et il a réussi : ce plateau technique sera donc le premier en région Occitanie -Pyrénées-Méditerranée- et sera ouvert aux autres Sdis des 13 départements.

15 millions d’euros

Le CEFORMIS en projet et qui sera construit dès l’acquisition du terrain comprendra notamment :

  • Un centre de secours école
  • Une tour de manoeuvre
  • Une maison à feu de type, R+1, R+2 avec terrasse
  • Un plateau de secours routier avec aire de manoeuvre extérieure
  • Un plateau destiné aux feux d’hydrocarbures
  • Un plateau SNCF, afin de simuler un accident de train
  • Un centre d’entraînement au port des appareils respiratoires isolants, ARI
  • Une aire de conduite tout terrain et de mise en aspiration
  • Une toiture pédagogique pour l’apprentissage en toute sécurité de la progression en toiture
  • Un espace de manoeuvre pour les feux de navire
  • Un espace risque inondation et secours à victime. Le département de l’Hérault est très touché par ce risque.
  • Un espace dédié aux énergies et à leur compréhension : électricité, gaz, hydrogène
  • Un espace simulant Établissement recevant du public -ERP- type M
  • Un espace pédagogique : six salles de cours, un amphithéâtre de réception pour 150 personnes, salle de simulation, espace de détente, d’hébergement et de restauration pour les personnels qui servira en saison et pour les éventuelles colonnes de renfort interdépartementales, aire de sport et d’entraînement physique, terrain de sport et salle d’activités physiques.

Le coût du projet est évalué à 15 millions d’euros, hors enveloppe du plan pluriannuel d’investissement Dans ce plan d’investissement de plus de 38 millions d’euros sur la période 2017-2020 sont notamment prévus la construction, la réhabilitation, l’aménagement et l’extension de casernes en fonction du maillage du département de l’Hérault et des priorités du territoire.

Le président du Département de l’Hérault, Kléber Mesquida avec le le colonel Éric Florès, nouveau directeur du Sdis 34. Photo AM. Métropolitain.
Lutter contre des feux de forêt virulents -comme ici à Villeveyrac cet été- sera enseigné dans le futur centre de formation. Photo Sdis 34.
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Sa passion, c’est son métier depuis déjà 36 ans. Spécialisé dans le traitement des faits-divers et dans les chroniques judiciaires, ce « roi du scoop » natif du Luberon ne compte jamais ses heures. Ses atouts : une plume aiguisée et un réseau d’informateurs à faire pâlir.

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