Festival à Montpellier : l’Algérie à l’honneur au Cinemed

CINÉMA. La 39e édition du festival Cinemed posera son regard sur l’Algérie. Du 20 au 28 octobre, le public montpelliérain pourra ainsi découvrir un cinéma en pleine renaissance après des années sombres.

Après la Grèce, le Portugal et la Tunisie, le Festival du cinéma méditerranéen de Montpellier met le cap sur l’Algérie. Le pays a connu après son indépendance une belle histoire avec le 7e art et des films majeurs portés par de grands réalisateurs comme Mohammed Lakhdar-Hamina avec Le vent des Aurès en 1966 ou Chronique des années de braise, Palme d’or au festival de Cannes en 1975.

Autodidactes

Dans les années 90, la décennie noire avec la guerre civile entre islamistes et forces armées stoppe les activités du pays, dont le cinéma. Les salles ferment, les productions se raréfient. Et ce n’est que tout récemment qu’une nouvelle génération de cinéastes autodidactes a décidé de reprendre le flambeau de leurs glorieux aînés.

Des quadras comme Salem Brahimi, Karim Moussaoui ou Yanis Koussim qui n’hésitent à revenir sur ces années terribles. Et si la volonté de ce cinéma algérien est d’être pleinement ancré dans son époque et son histoire nationale, il n’oublie pas le côté passionnel du 7e art avec beaucoup de poésie et de créativité.

Bouillonnement créatif

Le Cinemed présentera ce renouveau et ce bouillonnement créatif à travers des oeuvres comme le documentaire d’Hassen Ferhani Dans ma tête un rond point, le premier long métrage de Sofia Djama Les Bienheureux, En attendant les hirondelles de Karim Moussaoui présenté à Cannes dans la catégorie Un certain regard et avant première lors du Cinemed… Sans oublier l’attention admirative portée sur le cinéma algérien des années 70 avec le grand réalisateur Merzak Allouache, aujourd’hui un compagnon de route de cette nouvelle génération.

 

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