Région de Montpellier : des dizaines de cigognes ont fait une halte

INFO MÉTROPOLITAIN. C’est une visite inattendue à laquelle ont eu droit ce lundi les riverains du stade municipal Jean Fournier à Castelnau-le-Lez, à la périphérie nord de Montpellier : dix cigognes perchées sur le haut des pylônes d’éclairage faisaient une halte.

Le stade se situe parallèlement à l’avenue de l’Europe, du côté de la route qui mène au quartier du Millénaire, à Montpellier. Une fidèle lectrice de Métropolitain a eu le temps d’immortaliser cette scène. Voir photo ci-dessous.

On apprend ce soir que des dizaines de cigognes ont été aperçues depuis ces derniers jours en haut des tours de la Mosson-la Paillade à Montpellier, à Pérols, Clapiers, Lattes, Gigean, quartier des Constellations à Juvignac, sur une grue ou encore à Marsillargues.

Chaque été, des cigognes qui migrent en Afrique pour y passer l’hiver se posent à Montpellier et alentour, faisant l’admiration des petits et des grands. C’est toujours un spectacle magnifique.

L’hiver en Afrique

Oiseaux migrateurs, les cigognes sont connues pour passer l’hiver en Afrique. C’est la raréfaction, voire la disparition de ses proies, qui les obligent à quitter ses zones de reproduction européennes pour gagner ses quartiers d’hivers.

Grâce à son plumage elle supporte assez bien le froid mais la neige et la glace l’empêchent de chasser et donc de se nourrir.

Les Cigognes migrent deux fois par an : la migration prénuptiale concerne les oiseaux qui partent des zones d’hivernage pour rejoindre leur lieu de nidification.

La migration post-nuptiale correspond au mouvement inverse, les oiseaux quittent leur site de reproduction pour se rendre dans leur quartiers d’hiver.

Vers le détroit de Gibraltar

>> En Europe, les cigognes blanches suivent deux axes aériens pour réaliser leur migration. Ces deux voies de passage divisent les cigognes blanches européennes eu deux populations distinctes : les cigognes de l’Ouest de l’Europe et celles de l’Est.

Ces grands oiseaux blancs nidifiant à l’Ouest migrent en prenant la direction du détroit de Gibraltar, via le Sud de la France et l’Espagne pour rejoindre généralement le Maghreb, puis les zones d’hivernages en Afrique sub-sahariennes : Mali, Niger, Tchad, Nigeria, Cameroun…

Elles ne traversent pas la Méditerranée

>> En France, les cigognes blanches suivent deux routes migratrices distinctes. L’axe le plus à Est draine des oiseaux venant d’Hollande, d’Allemagne, de Belgique, de Suisse, ainsi que les cigognes nidifiant dans la moitié Est de la France. La majorité des individus part vers le Sud par le couloir rhodanien, traversant l’Hérault, franchissant la barrière pyrénéenne à son extrémité catalane, puis rejoint Gibraltar en traversant l’Espagne. Quand aux cigognes installées dans l’Ouest, elles longent la façade Atlantique, traversent les Pyrénées basques pour retrouver leur congénères à Gibraltar.

Il faut savoir que les étendues marines ne permettent pas la formation d’ascendances thermiques, ce qui explique que les cigognes évitent de survoler la mer Méditerranée. La présence de ces cigognes à la fin août dans l’Hérault est-il annonciateur d’un hiver très froid ici ?

Les cigognes perchées ce lundi à Castelnau-le-Lez. Photo Leslie G. pour Métropolitain.
Des cigognes en haut des arbres à Montpellier. Photo Métropolitain.
19 cigognes perchées sur une grue aux Constellations à Juvignac. Photo Métropolitain.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *