Cuisine : le Trophée de l’Oeuf remporté par un Aveyronnais

GASTRONOMIE. Voilà une information qui tombe à pic à l’heure du déjeuner : Théo Lefebvre, un jeune aveyronnais de 19 ans a remporté le 3e prix du Trophée de l’Œuf 2017. À déguster sans modération.

Organisé par le CNPO -Comité national pour la promotion de l’Œuf-, ce concours destiné aux futurs chefs s’est déroulé dans la prestigieuse École Ferrandi à Paris sur le thème de « L’Œuf nomade : créez un plat complet à emporter partout ! ».

La recette proposée par le jeune cuisinier, actuellement en 2e année de BTS a séduit le jury présidé par Guillaume Gomez, Meilleur ouvrier de France et chef des cuisines de l’Élysée, avec sa recette intitulée, « L’Œuf nomade, version gastronomique, chaud/froid d’œuf en deux cuissons : parfait et jaune mariné, crème acidulée oseille mélisse, morilles amaretto et petits légumes croquants ».

Recette haute en couleurs

Pour répondre au thème nomade de cette 4e édition du Trophée de l’Œuf, Théo Lefebvre a revisité les codes de la vente à emporter en proposant une recette gastronomique haute en couleurs et présentée dans un traditionnel bocal en verre.

Cette création respecte parfaitement le thème du Trophée de l’Œuf 2017 : il s’agit d’un plat principal composé d’œufs cuisinés et d’un accompagnement pouvant être facilement transportés. On y retrouve tous les critères du concours : originalité et qualité gustative, créativité et esthétisme de la présentation ainsi que la possibilité pour les consommateurs de trouver facilement l’ensemble des ingrédients utilisés dans le commerce.

BTS en Lozère

Pour Théo Lefebvre, la cuisine est une évidence, une passion qui est arrivée toute seule dès tout petit. Les infinies possibilités offertes par la création culinaire le fascinent.

Ce cuisinier est cent pour cent de la région Occcitanie : originaire de l’Aveyron, le lauréat de ce trophée a obtenu son bac professionnel cuisine et décidé de poursuivre avec un BTS au lycée hôtelier de Saint Chély-d’Apcher, dans le département voisin de la Lozère. En 2018,, c’est en pâtisserie qu’il se perfectionnera avec une « Mention dessert en restauration ».

De Rodez à Mégève

Si le Ruthénois suit un cursus classique, il a déjà commencé à fréquenter les coulisses de grands établissements. Il a ainsi suivi un stage dans les cuisines du « Flocon de Sel », restaurant triplement étoilé de Mégève, dans les Alpes, orchestré par le chef Emmanuel Renault.

Un choix judicieux pour le jeune homme qui se dit amoureux de la cuisine gastronomique et qui a l’intention de continuer à fréquenter les cuisines des plus grands après ses études, pour acquérir de l’expérience. Doucement mais sûrement, Théo Lefebvre compte avancer progressivement vers l’objectif qu’il s’est fixé : créer sa propre entreprise de restauration.

Il s’est s’est tout naturellement inscrit au Trophée de l’Œuf, inspiré par ce produit offrant des possibilités de créations illimitées. Il a décidé de bousculer les codes de la vente à emporter en proposant une version gastronomique de son plat nomade. Il s’appuie sur deux modes de cuissons originaux : un jaune d’œuf mariné et un œuf parfait, cuit précisément à 64°C. Une combinaison subtile d’oseille et de mélisse offre une note végétale acidulée au plat.

>> Un concours pour les jeunes : ce concours professionnel destiné aux jeunes âgés de 16 à 24 ans, futurs cuisiniers ou cuisinières, charcutiers, traiteurs, etc. en écoles, en apprentissage ou candidats libres en cuisine est organisé tous les 2 ans par le CNPO -Comité pour la Promotion de l’Œuf- et en est donc à sa 4e édition. La prochaine édition, dont le thème n’est pas encore connu, sera lancée en septembre 2018.

>> Le CNPO est l’interprofession de l’œuf représentant chacun des maillons de la filière œuf, des accouveurs aux transformateurs en passant par les éleveurs, il regroupe huit organisations. Le CNPO a été reconnu par les pouvoirs publics le 12 mars 1996.

Chargé de contribuer au développement et à la prospérité des différentes branches de la filière ponte, il a donc pour objectifs principaux d’assurer le contact entre les organisations professionnelles, de représenter les acteurs de la filière auprès des instances nationales, européennes  et internationales, de réaliser des actions d’informations et de communication en vue de développer le marché de l’œuf, d’entreprendre des actions techniques pour développer les exportations, améliorer la production et la transformation, de servir de cadre aux accords entre l’ensemble des partenaires.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *