Accident d’une calèche à Cazilhac : la mère de Noah porte plainte

DRAME. Le 3 août dernier, la rédaction de Métropolitain avait révélé qu’un accident impliquant une calèche et une voiture sur la RD4 à Cazilhac, près de Ganges avait fait cinq blessés dont trois enfants, leur accompagnatrice de colonie de vacances et le conducteur de la calèche.

L’intervention des secours avait permis ce jour-là, de considérer que l’état des victimes ne nécessiait pas forcément une hospitalisation, à l’exception de Noah âgé de 10 ans, qui ressentait de fortes douleurs à divers endroits du corps et des dermabrasions superficielles. Si son cas n’était pas forcément alarmant aux regards des secouristes sur place, puisqu’il s’agissait que de blessures superficielles, les examens menés par les équipes du CHU Lapeyronie à Montpellier ont pu démontrer qu’il souffrait de « blessures graves », selon la mère.

Des faits aux circonstances

Dans les faits, l’automobiliste âgé de 89 ans circulait sur la route départementale 4, quand il a percuté par l’arrière la calèche. Toutes les personnes ont été éjectées, sauf Noah qui a été traîné sur plusieurs mètres par les chevaux qui se sont emballés.

Dans les circonstances, le conducteur indique avoir été ébloui par le soleil, ce qui expliquerait cette collision survenue entre les communes de Cazilhac et de Brissac, sur une route relativement droite et qui manquerait pourtant pas de visibilité.

« Quand nous sommes ébloui par le soleil nous ralentissons instinctivement. Dans notre cas, il n’a pas ralenti et apparemment allait à vive allure », indique à notre rédaction la mère de Noah, qui précise avoir déposé plainte auprès des gendarmes de sa commune. Lors des auditions, les enfants auraient d’ailleurs confirmé que celui-ci n’avait pas ralenti avant le choc.

Une liste de blessures assez longue

Après avoir séjourné aux urgences de l’hôpital Lapeyronie de Montpellier durant trois jours, Noah a reçu un certificat d’un mois d’incapacité temporaire de travail -ITT-, une période qui pourrait être allongée en fonction de son état et d’éventuelles complications.

Dans ce certificat, émis par un médecin du CHU, la liste des blessures est longue. En bref, l’enfant présente de nombreuses dermabrasions sur le corps, des saignements et une surdité partielle à l’oreille gauche, des vertiges avec une instabilité à la marche, des céphalées, un hématome sous-dural, une fracture du rocher et de l’os tympanal, ainsi qu’une atteinte psychique ; un choc émotionnel, des pleurs et des tremblements.

Visite médicale et poursuites

« J’irai jusqu’au bout pour mon enfant qui ne peut plus rien faire pendant au moins un mois » relate la mère, qui était au moment de l’accident avec ses deux autres enfants âgés de 3 et 17 ans, dans son domicile situé à Serrians, dans le Vaucluse. La mère ne cache pas sont incompréhension, face à l’octogénaire qui reste impuni par la loi.

Contactée par notre rédaction, la gendarmerie de l’Hérault indique qu’une demande a été faite auprès de la préfecture pour que celui-ci passe une visite médicale, afin de vérifier sa capacité à la conduite de véhicules. Quant à la procédure pénale, celle-ci devrait s’éteindre, puisqu’aucune infraction a été relevée. L’homme était en règle et n’aurait fait aucune entorse au code de la route.

Toutefois, il est visé par une procédure pénale pour blessures involontaires par imprudence, qui pourrait être élargie à un autre délit présumé, celui de la mise en danger de la vie d’autrui. C’est le procureur de la République qui décidera sur la foi du rapport complet de l’enquête des gendarmes de la brigade de Ganges. À suivre.

2 Comments

  1. « La mère ne cache pas sont incompréhension, face au quinquagénaire qui reste impuni par la loi. »

    si le conducteur est âgé de 89 ans, ce n’est pas un quinquagénaire !

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