Montpellier : les grandes ambitions du Volley Université Club

SPORTS. C’est conjointement que Philippe Saurel et Jean-Charles Caylar ont présenté la saison 2017/2018 du Montpellier Volley Université Club. Les deux hommes ont développé un discours ambitieux avec la volonté de pérenniser l’équipe au haut niveau et de voir des joueurs montpelliérains briller lors des JO avec l’équipe de France. Après le projet de croissance raisonnée lancé en 2015, le MVUC poursuit avec le plan d’action Ensemble à l’offensive 2017-2020.

« Nous avons restructuré le club pour l’amener vers d’avantage de professionnalisme. Nous sommes de plus en plus exigeants avec nos équipes sportives ou dans l’environnement du club. Et tout ça n’a pu être réalisé car nous avons le soutien de la Métropole et de son président que je remercie publiquement » reconnaît Jean-Charles Caylar qui n’a pas manqué de saluer également Jean Blain, « président emblématique du club et qui le sera toujours » actuellement hospitalisé, et Louis Nicollin « à qui le Montpellier Volley doit beaucoup car il a oeuvré dans l’ombre. Il y a des hommes qui on compté dans l’histoire du club, cela ne se sait pas forcément. Jean Blain et Louis Nicollin s’inscrivent en lettres d’or dans cette histoire ».

Bilan de la saison 2016/2017

« La saison 2016/2017 a été l’année de la performance sportive » se réjouit Jean-Charles Caylar, « président heureux du bilan sportif ». Difficile de ne pas l’être : demi-finaliste de la coupe de France, deuxième de la saison régulière en étant invaincu à domicile, quart-de-finaliste des play-off et troisième du championnat de France. Une place qui permet au MVUC de jouer la coupe de la CEV 2017/2018. « Nous sommes très fiers d’apporter à la Métropole cette participation à la coupe d’Europe parce que nous sommes convaincus qu’elle va contribuer au rayonnement de notre ville et de notre métropole » a déclaré Jean-Charles Caylar qui donne rendez-vous aux supporters en décembre pour le 16e de finale face au club allemand de Francfort le United Volleys.

Olivier Lecat, entraîneur du Montpellier Volley Université Club

Le président du MVUC a loué le travail réalisé par son technicien : « Cette saison nous la devons à un homme : Olivier Lecat. Nous sommes allés le chercher à Tourcoing. Nous lui avons présenté notre projet et nos ambitions. Il a accepté de nous rejoindre alors que nous étions onzième et avions évité la relégation ». L’entraineur qui avait porté les couleurs de Montpellier durant deux saisons à la fin des années 80 « a construit une équipe respectant le cahier des charges que nous lui avions fixé. C’est à dire de faire confiance aux jeunes pépites du club » précise Jean-Charles Caylar.

La présence de Jean Patry, Daryl Bultor, Nicolas Le Goff et Julien Lyneel en équipe de France est ainsi un grand motif de satisfaction pour la formation montpelliéraine. Les deux premiers, encore au club, ont d’ailleurs remporté la ligue mondiale avec les Bleus

Objectifs pour la saison 2017/2018

« Bien évidemment on a remonté notre degré d’exigence » annonce Jean-Charles Caylar « Nous sommes ambitieux parce que nous sommes sportifs et nous souhaitons installer le Montpellier Volley dans le haut niveau du volley français ». Le président du MVUC est convaincu que « le volley va connaître ses heures de gloire en tant que sport d’équipe et que en 2020 et en 2024 l’équipe de France de volley sera très certainement sur les podiums et pas loin de la médaille d’or et qu’il y aura des Montpelliérains dans cette équipe ».

Jean-Charles Caylar annonce les objectifs pour cette saison : « Nous nous battrons pour disputer le titre de champion de France. Nous avons les moyens d’y croire et nous y croyons. Notre ambition est de figurer dans les quatre premiers du championnat lors de la saison régulière et d’obtenir à nouveau une qualification européenne et ainsi pérenniser le club au niveau européen ». Le président du MVUC résume : « 2017-2018 nous passons à l’offensive ». Première attaque des Montpelliérains avec la reprise du championnat de France le samedi 14 octobre à domicile pour un derby face à l’Arago de Sète.

Effectif total conservé

Le MVUC a conservé la quasi totalité de son effectif, « une satisfaction car les joueurs voulaient tous poursuivre l’aventure à Montpellier ». Le club enregistre quatre recrues : Kevin Kaba (« jeune joueur en provenance de Paris évoluant en central, un grand espoir » selon Jean-Charles Caylar), Thiago Sens (réceptionneur-attaquant et international brésilien en provenance de Paris qui rejoint le club pour 2 ans), Andri Aganits (international letton qui jouait à Poitiers, « un central sur lequel on fonde de grands espoirs ») et Rémi Bassereau (« un jeune français réceptionneur-attaquant, je pensais à lui pour 2024, qui rejoint le club par le biais de notre centre de formation pour parfaire son évolution vers le haut niveau. Il représente l’avenir du volley français. Nous le ferons évoluer cette saison au sein du collectif professionnel » précise Jean-Charles Caylar).

Le MVUC au palais des sports René Bougnol avec le MHB

La Ville et la Métropole sont les premiers partenaires du club avec 900 000 € de subventions. Pour la participation à la coupe d’Europe, un financement supplémentaire de 60 000 € lui sera prochainement accordé. Philippe Saurel regarde avec un oeil très attentif le parcours du MVUC et compte accompagner son développement.

Après le gymnase Pierre de Coubertin et le palais de sports de Castelnau-le-Lez, « sous la forme d’une location car la ville de Castelnau ne participe pas au fonctionnement, au financement ou au sponsoring du club » précise Philippe Saurel, le président de la Métropole annonce son intention : « La proposition que je fais c’est que le volley joue, comme ce fut un temps, au palais des sports René Bougnol. Le MHB aujourd’hui utilise le palais des sports mais n’a pas un contrat pour un usage unique personnalisé. Le siège social oui est exclusivement réservé au MHB mais la zone du terrain et des gradins n’est pas à usage unique. Le palais des sports peut donc abriter les matchs du volley ».

Castelnau-le-Lez intégré dans le naming ?

Le club s’étant entendu avec la ville de Castelnau-le-Lez, il faudra donc attendre la saison 2018/2019 pour peut-être voir évoluer le MVUC au palais des sports René Bougnol. Philippe Saurel suivra le dossier personnellement et notamment « la coopération nécessaire du MHB ». Dans l’éventualité où le club ne puisse pas s’installer à René Bougnol, le président de la Métropole indique : « On trouvera une solution avec Castelnau-le-Lez et nous intègrerons le nom de Castelnau dans le titre » en précisant par ailleurs : « Si ce n’est pas le cas, et dans la mesure où la ville de Castelnau-le-Lez finance rien, je n’en vois pas la nécessité immédiate ».

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