L’Hérault et le Gard restent en alerte orange canicule

Laurent, un habitant du lotissement du Mas de l’Aubun au Pouget, au sud de Clermont-l’Hérault a relevé 44°C sous abri à 15h, ce jeudi.

VIGILANCE. Les départements de l’Hérault et du Gard restent en alerte orange pour 24 heures, ce samedi à 16h pendant 24 heures. En revanche, la vigilance orange canicule a été levée pour le département des Pyrénées-Orientales.

Des températures de 40°C à l’ombre sont encore annoncées dans le département, avec des nuits entre 23°C et 25°C. Prenez vos dispositions pour éviter d’être déshydratés.

580 morts en juin

Depuis 2003, la prévention est plutôt efficace pour les plus de 65 ans, mais les plus jeunes ne se sentent pas concernés, à tort. L’épisode caniculaire qui a eu lieu entre le 17 et le 25 juin dernier aurait fait 580 morts, selon une première estimation des autorités sanitaires, ce jeudi.

Un chiffre bien inférieur aux 15’000 décès imputables à la canicule d’août 2003. Depuis des mesures de protection ont été mises en place. Grâce à celles-ci, il n’y a pas eu, durant l’épisode de juin dernier, «d’excès significatif de mortalité chez les 65 ans et plus», précise le ministère de la Santé. Toutefois, cette canicule a touché «plus particulièrement les 15-64 ans, 13 %, soit un excès estimé de 215 décès».

Cela montre que certaines populations sont moins sensibilisées. «Malgré les messages de prévention, les personnes en bonne santé ne se sentent parfois pas concernées. Certaines continuaient à faire des activités sportives, même les jours les plus chauds», déplore Pascal Chansard, vice-président de SOS Médecins France. La précocité de cet épisode caniculaire avant l’été pourrait également expliquer ce phénomène: au mois de juin, les enfants et les travailleurs sont davantage exposés aux fortes chaleurs.

Dysfonctionnements

La canicule de 2003 avait révélé les dysfonctionnements des services de santé et l’isolement de personnes vulnérables aux fortes chaleurs. «Nous n’avions jamais été confrontés à cette situation et les services hospitaliers avaient mis un peu de temps à intégrer que la chaleur peut tuer. Nous avons mis quelques jours à réagir et à comprendre qu’il ne fallait pas chercher des origines infectieuses à ces pathologies mais qu’il s’agissait d’hyperthermies (augmentation de la température corporelle», explique Pascal Chansard.

Depuis cet épisode, de nombreux dispositifs ont donc été installés. Le plus connu est le Plan national de canicule -PNC-, automatiquement activé du 1er juin au 31 août. Il comporte plusieurs axes: prévention, protection des populations et communication. Chaque commune dispose ainsi d’un registre nominatif pour répertorier les personnes à risques -personnes âgées, en situation de handicap-, qui sont ensuite contactées et suivies en cas de fortes chaleurs. De même, «il y a eu des efforts dans les maisons de retraite: des salles climatisées, qui n’existaient pas systématiquement, ont été installées», souligne Pascal Chansard.

Des mesures activées dans les maisons de retraite et dans tous les établissements concernés de l’Hérault.

Huit recommandations à appliquer sans faute.

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