Décès violent à Montpellier : des traces anciennes de coups

ENQUÊTE. L’autopsie pratiquée jeudi à l’institut médico-légal du CHU Lapeyronie à Montpellier sur la dépouille de l’étudiant de 26 ans, décédé lundi soir dans un logement d’une résidence universitaire de la route de Mende, dans le quartier Saint-Éloi à Montpellier a confirmé la présence de multiples traces de coups.

Comme le médecin légiste l’avait précisé lors de l’examen sommaire du corps sur les lieux de la macabre découverte lundi, l’autopsie a établi que la plupart des traces de coups sur de nombreuses parties du corps étaient anciennes, certaines durant le week-end de fin de ce mois de juillet, les autres durant les semaines précédentes.

Un schizophrène

Toutefois, cette autopsie n’a pas permis d’attester si ces traces de violences sont consécutives à une agression sous la forme d’un passage à tabac, comme les sapeurs-pompiers, les médecins du Smur-Samu et les premiers policiers de la sécurité publique intervenus lundi soir l’ont pensé, au regard des graves blessures constatées : visage tuméfié, lésions externes à la tête et sur d’autres parties du corps, sang dans le studio.

Un témoin assure avoir entendu une dispute provenant du logement de cet étudiant, domicilié à Marseille, venu faire ses études ici et qui est schizophrène, selon sa mère qui l’a trouvé en arrêt cardio-respiratoire lundi soir et qui s’est déplacée, inquiète que son fils ne réponde plus au téléphone. C’est elle qui a prévenu les secours. Son fils n’a pas pu être ranimé en dépit de massages cardiaques pratiqués pendant une heure.

Autoblessures ?

L’autopsie n’a pas permis non plus d’établir s’il s’agit d’autoblessures que l’étudiant se serait infligées, dans le huis-clos de son logement, dans l’hypothèse où une agression violente sur la voie publique ou à son domicile, suivie de son décès soit exclue, ce qui n’est pas encore fait. En effet, les résultats des prélèvements toxicologiques réalisés lors de cette autopsie hier, ne sont pas encore connus.

Les prélèvements ont été envoyés à un laboratoire de police scientifique qui dira s’il s’agit de coups mortels donnés par un tiers ou s’il s’agit d’autoblessures que s’est infligées la victime, lors d’une crise liée à sa schizophrénie. La mère de l’étudiant a confirmé aux policiers de la sûreté départementale de l’Hérault chargés de l’enquête que, dans le passé, à Marseille, il s’était déjà automutilé.

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