Sécurité sur les plages : et maintenant, le drapeau bleu

BAIGNADE. Le drapeau vert flotte sur toutes les plages du littoral de l’Hérault, de la Grande-Motte à Vendres ce jeudi, après l’interdiction de la baignade mardi et mercredi à cause des courants du sud, qui ont piégé des baigneurs. Depuis le 1er juin, six sont morts noyés et les secouristes ont procédé à 50 sauvetages.

Outre les flammes verte -baignade autorisée-, orange -baignade dangereuse- et rouge -interdite-, un nouveau drapeau peut flotter sur certaines plages des stations-balnéaires, le drapeau bleu, qui n’a rien à voir avec le Pavillon Bleu. Son apparition est nouvelle cet été.

La flamme bleu qui délimite une zone surveillée par les maîtres nageurs sauveteurs sur le littoral héraultais s’inspire du fameux drapeau bleu hissé chaque été sur les plages de l’Atlantique, sur la façade ouest de la France.

Pour assurer la sécurité des usagers, et notamment des baigneurs, sont créées différentes sortes de zone et de chenaux, par arrêtés conjoints du maire et du préfet maritime.

Zones de baignade

Des zones de baignade surveillée, correspondant à un poste de secours avec son personnel. Elles sont déterminées par arrêté municipal. La largeur de ces zones est fonction de la configuration des lieux ainsi que du nombre de surveillants disponibles.

Les limites de ces zones de baignade surveillée sont matérialisées :

Côté terre, en largeur

  • par des panneaux fixes blancs, avec des inscriptions en bleu foncé pour les mers à fond stable (Méditerranée), implantés à demeure, et portant l’inscription : « limite de baignade surveillée » ;
  • et/ou par des piquets mobiles équipés de petites flammes bleues ;
  • et/ou par des fanions supportés par des flotteurs dans le cas de fonds sous-marins instables (plages soumises aux marées) ;limites de baignade surveillée

Côté eau, vers le large

    • bouée chenalpar des bouées de couleur jaune à 300 mètres du bord de la plage -en mer à marée, se référer à la notion légale des 300 mètres de la limite momentanée des eaux est impossible-, correspondant à celles qui délimitent la bande littorale de protection citée ci-dessus, mais ces bouées sont plus rapprochées dans cette zone de baignade surveillée.

D’autres dispositions ne sont pas réalisables qu’en l’absence de marées. Il s’agit des zones appelées « grand bain  » et « petit bain » : une zone de surveillance appelée « grand bain » doit être délimitée par des bouées flottantes jaunes, reliées entre elles par un filin, à l’extérieur de laquelle doit être aménagé si possible un emplacement réservé aux personnes ne sachant pas nager ou aux nageurs débutants appelé « petit bain ».

Les petits bains doivent être clos de telle sorte qu’il ne soit possibles d’en sortir involontairement. Cette clôture peut être un filet ou un grillage maintenu à la surface par des flotteurs et fixé solidement au fond. La profondeur doit être clairement indiqué et ne jamais dépasser 1.50 mètre. L’aménagement de ces emplacements est aussi souhaitable, bien que moins aisé, sur les plages maritimes soumises aux marées.

La bande des 300 mètres

Ces dernières dispositions concernant les petits bains sont actuellement considérées non seulement comme difficilement applicables, mais même dangereuses, et donc inappliquées. Des zones de « protection renforcée », réservant les 100 premiers mètres à l’usage exclusif des baigneurs, sont souvent implantées en Méditerranée.

Des zones de protection, qui correspondent à une bande littorale de 300 mètres de largeur dans laquelle la vitesse est limitée à 5 nœuds. Le balisage de la bordure extérieure de cette bande littorale est assuré par des bouées sphériques jaunes de 0,80 à 1 mètre de diamètre -correspondant aux « marques spéciales » du balisage maritime-, mouillées à 200 mètres environ les unes des autres.

Le bleu, après le vert, orange et rouge.

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