Police nationale : le nouveau patron est un proche de Cazeneuve

NOMINATION. L’actuel préfet des Pyrénées-Atlantiques, en région Aquitaine, Éric Morvan, âgé de 60 ans a été nommé ce jeudi à la tête de la police nationale, en remplacement de Jean-Marc Falcone, en poste depuis 2014.

C’est une surprise dans la mesure où Éric Morvan est un proche de l’ancien premier ministre et ex-ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve dans le gouvernement socialiste de François Hollande : il fut un directeur de cabinet très investi.

Des observateurs estiment qu’il s’agit d’une demi-surprise, l’un d’eux assurant à Métropolitain ce soir : « À l’époque où Emmanuel Macron, l’actuel Président de la République était membre du gouvernement de Manuel Valls, sous l’ère Hollande, il a pu remarquer celui qui était très actif et opérationnel autour de Bernard Cazeneuve. Je pense que ce choix, judicieux vient de là. Éric Morvan semble l’homme idéal de la situation pour être à la tête de la police nationale ».

150’000 fonctionnaires

Le départ de Jean-Marc Falcone, patron des 150’000 fonctionnaires est logique, après plus de trois années passées à ce poste exposé et un changement de président. Quant au choix de son remplaçant, préfet comme lui, il constitue tout, sauf une rupture.

En optant pour ce pur produit de la préfectorale, qui a été le directeur adjoint de cabinet de Bernard Cazeneuve entre avril 2014 et septembre dernier – période marquée notamment par les attentats du 13 novembre et celui de Nice, avec des morts sur la Promenade des Anglais à cause d’un camion fou conduit par un terroriste.

Cette nomination à la tête de la Direction générale de la police nationale (DGPN) semble faire l’unanimité dans les rangs et au sein des syndicats de police. Éric Morvan est « apprécié des policiers pour son sens du dialogue » selon le communiqué du ministère. Jean-Marc Falcone est, lui, nommé préfet de la région Centre-Val-de-Loire.

Engager des réformes

Le nouveau chef de la police nationale « devra engager plusieurs réformes d’importance », notamment la mise en place d’« une police de sécurité du quotidien », la recherche d’une « meilleure complémentarité avec les autres acteurs de la sécurité » et la poursuite des efforts pour améliorer les moyens matériels et les équipements de la police, indique le ministère. Il devra aussi « être force de proposition », en vue de la réforme de la procédure pénale. Bref, Éric Morvan qui va quitter ses fonctions de préfet le 27 août ne devrait pas partir en vacances.

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