Nîmes : 18 mois de prison pour un pyromane

JUSTICE. Les 14 et le 21 juillet derniers, les sapeurs-pompiers du Gard étaient intervenus pour des feux de végétation -broussailles hautes, haies de cyprès etc.- à proximité du parking du stade des Costières à Nîmes. Les flammes s’étaient rapprochées du bord de l’autoroute A9. Les fumées avaient rendu difficile la circulation des conducteurs dans les deux sens.

Les policiers de la Sécurité publique du commissariat de Nîmes avaient acquis la certitude qu’un pyromane sévissait. Une rapide enquête a permis de conforter leurs soupçons. Ils ont identifié un suspect, avant de l’interpeller et de le placer en garde à vue. Il a été jugé en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Nîmes, mardi après-midi.

Le Sdis 30 partie civile

S’agissant d’incendies volontaires, le Sdis du Gard s’est constitué partie civile, afin d’obtenir le remboursement des moyens humains et matériels engagés pour stopper l’évolution de ces incendies et y mettre fin. Environ 5000 m2 ont brûlé.

« Le Sdis du Gard et son conseil d’administration déplorent ce type d’agissement qui, en période à risque feux de forêts élevé peuvent avoir des conséquences dramatiques et importantes. D’une part, ils exposent les sapeurs-pompiers à des risques importants, d’autre part, ils mobilisent des moyens opérationnels, dont l’engagement pourrait être vital ailleurs » souligne la direction du Sdis du Gard.

En prison

Reconnu coupable d’« incendies volontaires », ce Nîmois a été condamné à 18 mois de prison, dont 6 mois relatifs à la révocation d’un sursis lié à une précédente condamnation. Il se trouvait, en effet en état de récidive légale. Il a été incarcéré. La constitution de partie civile du Sdis du Gard a été jugée recevable et a permis d’obtenir des dommages et intérêts. Le jugement peut faire l’objet d’un appel.

« Le Sdis du Gard et son conseil d’administration se félicitent de cette décision de justice. Nous rappelons également à la population qu’en cette période de risque feux de forêts élevé, tout jet de mégot, ou emploi de feu à proximité d’une zone forestière ou végétale est proscrit et peut avoir des conséquences dramatiques », indique le Sdis 30.

Mardi, au moment où le pyromane partait en prison, 40 hectares de forêt brûlaient à Vénéjan, près de Bagnols-sur-Cèze et 4 hectares près de Roquemaure.

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