Maladie de Lyme : une application pour signaler les tiques

SANTÉ. Pour tenter de mieux lutter contre la maladie de Lyme, chaque Français équipé d’un smartphone est invité à signaler où et quand une tique l’a piqué. Les données ainsi recueillies vont aider les chercheurs. C’est la très utile application Signalement Tique.

Le ministère des Solidarités et de la Santé, l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), l’Agence nationale de sécurité sanitaire et leurs partenaires (1) ont lancé mi-juillet une application permettant aux promeneurs de signaler le lieu et le moment où une tique les a piqués. Cela s’inscrit dans le cadre du plan national Lyme et du projet de sciences participatives Citique contre les piqûres de tiques, ces parasites pouvant être porteurs de virus et de bactéries très actifs durant la période estivale.

Signaler et informer

Selon nos confrères du Figaro, « L’application Signalement TIQUE est disponible sur iOS et Android gratuitement. Elle permet à ses utilisateurs de signaler avec précision où et quand ils ont été piqués par une tique. L’interface propose également des contenus pour reconnaître une tique ainsi que les bons gestes à avoir avant, pendant et après une promenade et en cas de piqûre. Le promeneur peut également joindre une ou plusieurs photos de la tique à son signalement. Il est aussi utile de reporter les piqûres dont peuvent être victimes les animaux proches: chien, chat, cheval… ».

Les détenteurs de l’application peuvent également aider la recherche en envoyant la tique retirée par courrier au laboratoire Tous chercheurs à Champenoux, la procédure étant expliquée sur l’application. Cela permet ainsi aux scientifiques d’étudier des spécimens reçus.

«Obtenir davantage de données»

Signalement TIQUE a été mise au point en France après des projets homologues en Suisse, Belgique et aux Pays-Bas où des applications similaires existent déjà, souligne encore le Figaro. L’interface est née d’un projet de sciences collaboratives. «L’état actuel des connaissances sur l’écologie des tiques étant plutôt obscur, notamment les circonstances dans lesquelles les hommes et animaux se font piquer, il fallait trouver un moyen d’obtenir davantage de données» explique Jean-François Cosson, chercheur à l’INRA et coordinateur du projet Citique. Il ajoute : « Les citoyens nous permettent d’obtenir les informations dont nous manquons. Avec leurs signalements, nous pouvons établir une cartographie des tiques en France et lorsqu’ils les envoient au laboratoire, nous pouvons étudier ces spécimens et établir une cartographie des agents pathogènes qu’elles portent».

En retour, les citoyens peuvent découvrir la culture scientifique et participer à des stages scientifiques ouverts au public. Des professionnels apprennent aux volontaires à reconnaître les différentes espèces de tiques et les agents pathogènes qu’elles transmettent.

Mieux caractériser ce parasite

Ce projet devrait donc permettre aux chercheurs de mieux caractériser ce parasite et au grand public d’être mieux sensibilisé aux agents pathogènes et aux maladies transmis par les tiques. « Il ne faut pas paniquer si l’on se fait piquer par une tique, rassure Jean-François Cosson, ce n’est pas grave mais ce n’est pas anodin non plus d’où la nécessité d’avoir de bons réflexes en cas de piqûre et d’aller consulter un médecin si on présente des symptômes ».

Dans l’immense majorité des cas, il n’y a aucune suite à la piqûre, soit parce qu’aucun virus ou bactérie n’a été injecté par la tique, soit parce que notre système immunitaire est performant et l’a éliminé.

(1) Le laboratoire d’excellence ARBRE et l’Université de Lorraine

3 Comments

  1. L’image qui illustre l’article me sidère et me met en rogne ! Comment peut-on en arriver là avec un chien ??? C’est plus que de la négligence là, c’est carrément du je-m’en-foutisme à la limite de la maltraitance…

  2. Le propriétaire de ce chien mériterait d’être sévèrement puni c’est lamentable. Si nos éminents »spécialistes » et journalistes concernés pouvaient cesser de nous écorcher les oreilles en parlant de « piqûres » de tiques , cela nous donnerait l’impression qu’ils connaissent leur sujet . A savoir qu’une tique ne pique pas ,elle mord. Et je sais de quoi je parle , je suis en fauteuil roulant depuis 5ans suite à une neuroborréliose de lyme diagnostiquée tardivement et niée ensuite par un « référent » Strasbourgeois qui ne mérite même pas d’être cité.

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