Olga Musk- photographe © DR

EXPOSITION. Installée à Montpellier depuis quelques années, Olga Murashka alias Olga MRSKest une rescapée de la plus grande catastrophe nucléaire de l’Histoire. Pour ne pas oublier et témoigner des désastreuses conséquences de cette explosion, elle est devenue photographe. Des clichés qu’elle exposent dès que possible pour alerter et prévenir. 

Quand la centrale nucléaire de Tchernobyl explose le 26 avril 1986, Olga n’a alors qu’un an. Trop jeune pour se souvenir, elle garde tout de même en mémoire les conséquences de cette explosion sur sa famille et son pays.

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Née dans une petite ville de Soligorsk en Biélorussie, à seulement 300 km de la centrale nucléaire de Tchernobyl, elle n’a pas oublié les montagnes de sel issue d’extraction minière de potasse qui entouraient ses jeux d’enfant et qui faisaient parties du quotidien de ses parents, salariés dans l’usine produisant du sel de potassium, le principal employeur de la ville. Un univers pollué et dangereuX dans lequel elle et sa famille ont évolué malgré les risques sanitaires élevés.

Photographier le passé

Aujourd’hui âgée de 32 ans, elle retourne régulièrement dans son pays pour photographier ce qui reste de son passé : armée de son appareil photo, elle va chercher les images qui témoigneront du chaos et du silence qui règnent désormais sur ces lieux dévastés et abandonnés. Des clichés pour immortaliser l’ampleur des dégâts qu’elle expose aussi pour dire le danger du nucléaire et de la potasse.

Dans son travail, on retrouve des clichés des restes de Tchernobyl mais on découvre aussi les villes d’Auschwitz ou encore de Pripiat. Cette dernière avait été construite à seulement trois kilomètres de la centrale pour en faire le dortoir du personnel de la centrale nucléaire. Au lendemain de la catastrophe, plus de 50’000 habitants avaient été évacués. Une ville où le temps semble s’être arrêté.

Des panneaux de l’époque soviétique sont toujours accrochés, près d’un parc d’attraction rouillé. Des objets sont figés dans un appartement abandonné. Les chiffres annoncent qu’en Ukraine, plus de 2,3 millions de personnes auraient souffert des retombées radioactives, responsables de nombreux cancers, notamment de la glande thyroïdienne.

Devoir de mémoire

Un état des lieux qu’Olga MRSK nous transmet à travers un travail photographique imprégné d’émotion. Un devoir de mémoire poignant à travers lequel l’artiste souhaite
”témoigner, rendre compte de mes observations et de mes sentiments, de ce que j’ai vu et ressenti pendant mon voyage à Tchernobyl et ce que j’ai vécu en tant que personne affectée par la catastrophe pendant mon enfance’’.

>> Un travail artistique à découvrir jusqu’à la fin de l’été au bar de “La Cigale“ -au 7 boulevard des Arceaux à Montpellier-, avant de le retrouver en mai prochain à l’Espace Saint-Ravy de Montpellier, ou encore pendant les rencontres photographiques de Montpellier, les  fameuses “Boutographies“.

Photos Olga Musk © DR

http://olgamrsk.com

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1001 vies et expériences professionnelles ont amené Nadira vers le journalisme, qu’elle exerce depuis plusieurs années au sein de 7officiel by Métropolitain en tant que Rédactrice en chef. Amateur d’art, de culture et d’histoires, son Bureau croule sous les ouvrages littéraires, qu’elle dévore littéralement.

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