Station d’épuration Maera : objectif « zéro nuisance » en 2023

EAUX USÉES. Jeudi, Philippe Saurel, président de Montpellier Méditerranée Métropole -3M-, maire de Montpellier, Stéphan Rossignol, président de la communauté d’agglomération du Pays de l’Or, maire de La Grande Motte, Christian Jeanjean, maire de Palavas-Les-Flots et Cyril Meunier, maire de Lattes ont présenté le projet d’extension et d’adaptation de la station d’épuration Maera, implantée dans le quartier de la Céreirède, à Lattes.
Montpellier Méditerranée Métropole a intégré dès 2004 le traitement des eaux usées – enjeu essentiel de la préservation de la ressource en eau – à son action politique et en a fait une priorité : un schéma directeur d’assainissement a été approuvé, d’un montant de 375 M€, comprenant un vaste plan de modernisation de ses équipements de collecte et de traitement des eaux usées, visant le retour au bon état écologique de nos milieux naturels.

18 communes

Ce plan est achevé aujourd’hui, à 95%. Au coeur de ce dispositif : la station d’épuration Maera, modernisée et mise en service en 2005, d’une capacité de 470’000 EH -Equivalents – Habitants-, et son émissaire en mer de 20 km de long qui reçoit aujourd’hui et traite les eaux usées de 13 communes de la métropole. Dans une logique de fonctionnement sur un bassin versant hydrographique cohérent, sont rattachées 5 autres communes sur les territoires de la communauté de communes du Grand Pic Saint-Loup -Assas et Teyran- et de la communauté d’agglomération du Pays de l’Or : Palavas-les-Flots, Saint-Aunès et Carnon.

Un budget de 109 M€

Aujourd’hui, pour répondre aux nouveaux enjeux du développement durable du 21e siècle, la station d’épuration Maera engage un projet concerté d’extension et d’adaptation, d’un budget de 109 M€ HT à l’horizon 2023. Une station à énergie positive, dotée des moyens d’une station « zéro nuisance » et autosuffisante.
« Le projet d’extension et d’adaptation de la station d’épuration Maera rassemble les territoires. Il s’est fait avec les maires des communes littorales pour adapter la capacité de traitement de Maera aux nouvelles exigences induites, d’une part, par la nécessité de protéger le milieu naturel en s’adaptant aux nouveaux enjeux du 21e siècle, et d’autre part, par l’augmentation de la population des communes reliées progressivement à la station. Avec ce projet, nous souhaitons faire de Maera, une station à énergie positive, innovante et pilote en Méditerranée« , a souligné jeudi Philippe Saurel.

1 Comment

  1. Je regrette que vous vous limitiez aux seules informations des élus. La réalité est tout autre, mais pour la connaitre il était nécessaire d’assister aux débats avec le public à Lattes à partir de 18H30.

    Le manque de vision des élus de l’Agglomération/Métropole engage notre environnement et nos finances.

    Lors de son inauguration, la station d’épuration « Maera » a été comparée à une « Rolls Royce »
    qui permet de polluer « écologiquement » le Lez après de forts orages et la Méditerranée en permanence jusqu’à ce jour grâce à son pot d’échappement à 65 Millions d’euros de 20 kilomètres dont 11 en mer. Il est nécessaire d’ajouter les odeurs de sulfure d’hydrogène (H2S) à la station mais aussi par refoulement auprès des collecteurs…

    Le raccordement de la station d’épuration de Castries à Maera est une mauvaises nouvelle, d’abord pour la Commune de Lattes mais également pour la Commune de Castries (de même pour Assas et Teyran) ainsi que pour les contribuables de Montpellier Métropole.

    Encore une fois, l’hypothèse d’une connexion à Maera, répond à une vision plutôt réductrice et contraire à l’esprit d’une économie circulaire ou de développement durable, elle est donc en opposition à la stratégie de l’horizon (une stratégie à long terme qui permet d’anticiper et de couvrir les besoins à venir).

    Moins cher, plus efficace, plus écologique et bon pour le contribuable et l’emploi, le recyclage des eaux de Maera aurait permis et permettrait un retour sur investissements de plusieurs millions d’euros par an. Ce n’est pas le cas pur l’extension de MAERA, dont la station est située en zone « INONDABLE non protégée ».
    La Station d’épuration MERA, cout : 150 Millions d’euros afin de traiter les eaux pour 470 000 Equivalent Habitants, pas de retour sur investissements des eaux et elle pollue en permanence la Mer.
    La station d’épuration de San Rocco (Italie), cout : 87 Millions d’euros et recycle ses eaux pour 1,2 Millions Equivalent Habitants et permet l’arrosage de 22 000 hectares.

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