FNAIM 34 : l’immobilier en pleine forme

LOGEMENT. Norbert Bachevalier, président de la FNAIM Hérault, a présenté les chiffres 2017 du marché de l’immobilier -ventes et locations- pour l’ex-Languedoc-Roussillon. Le marché est dynamique, notamment à Montpellier où perdure le problème des loyers qui sont encore trop élevés.

Tout d’abord, Norbert Bachevalier a tenu a rappeler le contexte national et notamment « un 1er trimestre 2017 très dynamique malgré la période électorale » dans la lignée d’une année 2016 très satisfaisante pour la profession : « 848 000 transactions ont été enregistrées l’an dernier en France, et il est possible que 2017 soit encore plus dynamique si l’on se réfère à l’activité, justement, du premier trimestre. Les taux d’intérêt encore bas et la fin redoutée de la loi Pinel du PTZ ont boosté l’activité envers et contre tout »

Projets facilités

Dans ce contexte, la FNAIM se félicite de la bonne tenue des prix revenus au niveau de 2007 : « Le marché est reparti mais les prix restent toujours assez bas », confirme l’organisme qui constate que les stocks de logements diminuent ainsi que les délais de vente : « Le marché demeure équilibré. On n’a jamais produit autant de logements (plus de 350 000 logements/an) soit une production de 1% du Parc tous les ans ». Le constat de la FNAIM est sans appel : « Cette situation signifie qu’une politique du Logement basée que sur le neuf ne touche que 1% de l’existant ».

Malgré la dynamique actuelle, le président de la FNAIM 34 -66,4 M€ de CA en 2016 répartis sur 3 bassins principaux : Montpellier, Sète et Béziers ainsi que sur le Lodévois et le Lunellois- s’interroge sur l’avenir avec une certaine inquiétude. « Si les taux d’intérêt augmentent de plus de 0,5 point, la clientèle des primo-accédants se retrouvera désolvabilisée… D’autre part, la politique du nouveau gouvernement suscite quelques interrogations quant au devenir de l’ISF et de la taxe d’habitation ».

L’Hérault : ¼ des ventes en Occitanie

Norbert Bachevalier annonce une augmentation de 2 à 4% des ventes dans l’Hérault, selon les secteurs. « Nous constatons une difficulté d’adéquation entre le prix des logements à la location à Montpellier et le niveau des revenus des locataires. C’est un vrai problème pour Montpellier et quelques villes de la Métropole qui se situent en zone A, avec un montant de location à 12,50 € le m2 en-dessous duquel les propriétaires ne veulent pas descendre en raison du prix d’achat du logement, autour de 4500 € le m2 par exemple ».

>> Au niveau de la région Occitanie, l’Hérault totalise plus de 4 ventes sur 10 : « 27 000 transactions se sont faites en 2016 dans le département, soit 41% des ventes du Languedoc-Roussillon et 22% des ventes de l’Occitanie ».

>> Dans les P-O : relance du marché de la résidence secondaire. « Nous avons un problème de stock. Il est très difficile de trouver le bon produit au bon prix », analyse André Capdeville. Le président de la FNAIM66 note également l’effondrement du prix du foncier : « Le prix moyen au m2 habitable était de 250 à 280€ il y a deux ans. Il est aujourd’hui tombé à 200 € ».

>> Dans l’Aude : le marché immobilier semble tirer profit de la fusion des régions avec une vraie dynamique pour la location et la transaction. « Il n’y a pas une surproduction de logements comme il y a quelques années, et pas de flambée des prix non-plus », analyse le président de la FNAIM11, Bertrand Malquier.

>> Dans le Gard : le volume des ventes s’est accru de 20% en 2016, mais la FNAIM note un manque de grandes surfaces à la vente comme à la location : « Les prix demeurent stables mais nous manquons de produits à la vente ou du moins en adéquation avec le niveau de la demande : T3 et T4 font défaut à la location contrairement aux petites surfaces dont le stock est important ».

La FNAIM de l’ex Languedoc-Roussillon présente les chiffres du marché régional de l’immobilier en plein boom

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