Attentat à Montpellier : exercice nocturne à l’Institut de botanique

SIMULATION. Quelques jours après une simulation d’attaque terroriste dans le bâtiment de la faculté de médecine du boulevard Henri IV à Montpellier, réalisé à la mi-journée, c’est cette fois un exercice similaire qui s’est déroulé mercredi soir, non loin de là, mais à l’Institut de botanique, cette fois. Avec des riverains qui ont été mis en émoi, avant d’être rassurés…

« Je regardais la télévision, j’étais assise tranquillement dans mon canapé, j’allais allé me coucher, j’avais fenêtres et volets ouverts, quand vers 22h, j’ai entendu un énorme ramdam dans la rue : des cris, des crissements de pneus, puis des gyrophares au loin et soudain des tirs, comme si c’était des gros pétards. J’ai été prise de tremblements, j’ai eu la peur de ma vie », raconte une quadragénaire, voisine des lieux mitoyens de la partie nord du Jardin des plantes.

Pendant près d’une demi-heure, la quadragénaire qui a rapidement fermé volets et fenêtres a assisté à des scènes dignes d’un mauvais film : tirs, cris de policiers, gémissements de piétons allongés au sol, sirènes de police, de pompiers et de Samu, poursuite dans la rue et sur le site de l’Institut de botanique.

Le 17 saturé

Des policiers de la Sécurité publique de Montpellier rejoints par l’antenne du RAID de Montpellier ont participé à cet exercice, destiné à tester en réel les opérations de police.

« Comme de très nombreux riverains, j’ai composé le 17, le numéro d’urgence de police-secours. C’était saturé, ça sonnait dans le vide, au bout du huitième appel, j’ai eu un stationnaire au commissariat central qui m’a vivement conseillé de rester chez moi et de ne pas sortir. Quand, le lendemain matin, j’ai appris que c’était un exercice terroriste, j’ai été très en colère : pourquoi au 17, on ne m’a pas rassuré, au lieu de me faire croire qu’il y avait quelque chose de grave ? », dénonce la quadragénaire.

Effectivement, en raison de dizaines d’appels d’habitants et d’automobilistes affolés par ce spectaculaire déploiement de forces de l’ordre et des coups de feu dans la nuit, le 17 a été vite saturé. « Si on avait été informés de cet exercice dans notre quartier, on n’aurait pas abreuvé le 17 d’appels » assure un voisin de l’Institut de botanique.

En période de réserve, élections législatives obligent, le préfet de l’Hérault a décidé de ne pas annoncer, ni de médiatiser cette simulation réalisée dans le cadre de l’état d’urgence.

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