Simulation d’attentat à Montpellier : « Se préparer au pire »

EXERCICE. Après les collèges et les lycées, c’est à l’Université de Montpellier qu’un exercice de simulation d’attentat a été organisé mercredi après-midi sous l’égide de la direction départementale de la Sécurité publique de l’Hérault.

Objectif : permettre aux forces de l’ordre de tester leur dispositif d’intervention. Un exercice supervisé par la police nationale, avec le concours de la brigade de recherche et d’intervention -BRI- du SRPJ de Montpellier et des policiers d’élite du RAID qui possède une antenne ici.

« Dans le contexte que l’on connaît aujourd’hui, après les épisodes de tueries sur les campus universitaires américains et face à la menace terroriste en France, il est impératif pour les universités, à l’instar des lycées et collèges, de savoir s’organiser pour affronter une situation d’extrême urgence. C’est dans ce cadre que l’Université de Montpellier a répondu présente pour accueillir un exercice de simulation d’attentat dans ses murs, à l’Institut de biologie », indique-t-on à l’Université.

Les pompiers vont secourir les blessés. Photo JMA. Métropolitain.

Test in situ

Organisé et encadré par la police nationale, cet exercice a également mobilisé la préfecture de l’Hérault, l’Armée, dont les militaires de l’opération Sentinelle et les sapeurs-pompiers du Sdis 34, dont le colonel Gilles Viriglio, commandant des opérations de secours -COS- et le médecin-colonel Pierre Tur, officier santé, qui ont ainsi pu tester leur dispositif in situ.

Les policiers d’élite du RAID de Montpellier interviennent devant l’Institut de Biologie. Photo JMA. Métropolitain.

Le scénario : un peu avant 14h, des appels parvenus au 17, le numéro d’urgence de police-secours faisaient état de coups de feu dans l’Institut de biologie de la fac de médecine, boulevard Henri IV, près de la place Albert Ier, à Montpellier. Très vite, les policiers ont eu confirmation que des terroristes avaient pris en otage une centaine d’étudiants et de personnels administratifs et de recherche.

« Couloirs d’extraction »

Certains personnels avaient accepté de jouer le rôle de victime pour permettre aux pompiers de travailler la mise en œuvre des « couloirs d’extraction », conformément aux instructions du ministère de l’Intérieur qui leur permet, sous escorte rapprochée des forces de l’ordre, d’aller extraire les victimes les plus accessibles, comme Métropolitain a pu le constater sur place.

Les sapeurs-pompiers et un médecin au chevet des blessés sur le trottoir. Photo JMA. Métropolitain.

« Au-delà de l’exercice de simulation, l’enjeu pour l’Université de Montpellier est aussi de tisser des liens avec les services de police et de renforcer un partenariat qui peut s’avérer crucial en situation de crise. En cas de catastrophe sur les campus, il est en effet impératif que les services de police puissent déployer un dispositif efficace, opérationnel et éprouvé en coordination avec les services de l’Université », se félicite la direction de l’Université de Montpellier.

Sueurs froides

Cet exercice a donné des sueurs froides à des voyageurs du tramway. Au moment où ils descendaient d’une rame de la ligne 4, à la station située devant la faculté de médecine, des coups de feu ont éclaté, des « otages » sont sortis en hurlant, les bras en l’air, encadrés par des policiers et des militaires casqués et fortement armés.

L’exercice s’est déroulé sous les yeux des passants et des voyageurs du tram. Photo JMA. Métropolitain.

Les voyageurs, affolés se sont mis à courir vers des policiers en faction sur le trottoir d’en face du bas du boulevard Henri IV, croyant vivre un attentat. Ils ont été soulagés d’apprendre qu’il s’agissait d’une simulation de « tuerie de masse ».

Elle ne pouvait pas tomber si bien, le jour de l’ouverture du Fise sur les berges du Lez, où plus de 600’000 personnes sont attendues jusqu’à dimanche.

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