Législatives : Bort en marche avec Macron malgré Saurel

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Alain Scheuer et Frédéric Bort

ÉLECTIONS. Frédéric Bort et son suppléant Alain Scheuer, candidat aux Législatives sur la 1ère circonscription de l’Hérault, espéraient l’investiture de la République En Marche. La commission nationale des investitures leur a préféré Patricia Mirallès, suite aux demandes de Philippe Saurel. L’ancien directeur de cabinet de Georges Frêche maintient sa candidature, sous l’étiquette Majorité présidentielle indépendante, et fustige le maire de Montpellier.

Candidature autonome et indépendante

« Depuis le départ on avance de manière autonome et indépendante. Ce sont des mots qui ont de l’importance pour nous car un député ce doit être quelqu’un qui pense et qui réfléchit. Ce doit être quelqu’un qui a une pensée propre, qui a une manière de s’engager qui doit être suffisamment critique et libre pour pouvoir être en capacité de dire non ou que son oui ait une certaine consistance » Frédéric Bort dresse ainsi le portrait du député qu’il sera en opposition aux deux candidates (Patricia Mirallès et Stéphanie Jannin) proposées par Philippe Saurel.

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Il poursuit : « Le maire de Montpellier depuis le début de notre campagne ne cesse de trouver les arguments pour nous faire trébucher. Donc il a négocié un accord d’appareil à Paris pour que lui soit réservé deux circonscriptions, dont celle où nous concourons ».

« J’ai beaucoup d’affection pour Patricia Mirallès mais quand je vois qu’elle est mise en scène au détriment du respect que l’on doit lui porter je suis triste pour elle » Frédéric Bort

Le candidat est très critique envers Philippe Saurel : « Un certain nombre de lois ont été faites ces dernières années pour favoriser le non cumul des mandats, pour faire respirer la démocratie. Il ne faut pas les détourner pour y mettre des hommes ou des femmes de pailles de manière à bloquer l’ascension de ceux qui ont une capacité à avoir une pensée libre. Cette pensée libre nous allons la porter jusqu’au bout pour défendre Montpellier et avoir un regard positif et critique sur le nouveau gouvernement qui sera mis en place ».

Selon Frédéric Bort, le maire de Montpellier vise déjà les élections municipales et critique cette démarche : « Il semblerait que d’autres acteurs du jeu politique utilisent cette élection pour tirer d’autres ficelles pour d’autres élections. Alors que l’on propose une offre qui semble renouveler le personnel politique, on est susceptible ici à Montpellier de proposer des candidatures qui sont en cumul de mandat, qui concourent à toutes les élections sans exception depuis 2014. Bref on met une fois de plus Montpellier à côté de l’histoire nationale ».

Le déclassement de Montpellier

« Nous ne voulons pas pour Montpellier de députés bénis oui-oui, de député croupions, de députés suiveurs, nous en avons déjà trop connu. Cela produit le déclassement de Montpellier ». Frédéric Bort cite les arbitrages perdus récemment : « La Ligne à Grande Vitesse, le classement des universités, l’agence du médicament, la perte du statut de capitale régionale sans compensation réelle… sur tous les grands sujets Montpellier a été marrie. Je crois qu’il faut être en capacité de fournir des députés qui ne sont pas sur le doigt de la couture du pantalon ».

Il rappelle son expérience aux côtés de Georges Frêche pour en tirer une perspective : « Le prix de sa liberté de parole l’a souvent mené à être à côté des décisions nationales. Il obtenait beaucoup pour Montpellier en faisant pression, en organisant le rapport de force. Mais sa liberté de ton l’a privé, sans doute, d’occuper un porte-feuille ministériel important. Aujourd’hui, Montpellier ne fournira pas l’élite politique, de ceux qui seront autour de la table du gouvernement français. Je le regrette car la médiocrité dans laquelle nous rentrons n’est pas un gage de succès pour la métropole montpelliéraine. Et nous avons besoin de succès ».

« Il y a quarante ans, on n’était pas au gouvernement parce que l’on était les grandes gueules du Sud. aujourd’hui, on ne l’est pas parce que l’on est médiocre » Frédéric Bort

Frédéric Bort prévient : « Vous verrez peut être l’arrivée de Gérard Collomb au gouvernement. Le bureau de Cambacérès, c’est Gérard Collomb qui l’aura. Ce que je veux pour Montpellier c’est que l’on se mette au niveau de Lyon. Il faut changer de braqué, ne pas avoir peur des gens intelligents et il faut bâtir une offre électorale un peu plus construite que celle que nous avons. Vous pouvez être sûr que les résultats dans l’Hérault par rapport à ceux qui seront dans le Rhône ne seront pas du même tonneau. Et si Montpellier ne se dote pas d’un député solide et fort, nous passerons au travers des arbitrages qui seront rendus ».

Derrière Emmanuel Macron mais avec un regard critique

Frédéric Bort confirme sa candidature dans la lignée d’Emmanuel Macron. S’il n’a pas obtenu l’investiture, il ne se montre toutefois pas rancunier : « Si nous siégeons à l’Assemblée Nationale, nous serons dans la majorité présidentielle mais indépendante car nous ne faisons pas partie d’un groupe qui demande de se lier les poignées ». Une situation qui selon le candidat ne poserait « manifestement pas de problème » à l’entourage d’Emmanuel Macron.

S’il se place dans la lignée idéologique et la vision politique développée ces derniers mois par Emmanuel Macron, Frédéric Bort ne s’interdit pas la critique : « Depuis le départ je pense qu’il est nécessaire de parler fort et libre. On peut être dans la loyauté du Président de la République sans être un suiveur. On peut considérer qu’Emmanuel Macron est la bonne réponse à la situation politique que nous connaissons mais quand il dit sur la communauté Pieds-Noirs un certain nombre de choses qui ne sont pas acceptables on peut se lever contre ça. Après on vous le fait payer mais ce prix là je suis tout à fait d’accord pour l’acquitter ».

Un sens critique qu’il gardera jusqu’à la fin de la campagne et au-delà et qui fût rapidement mis à l’épreuve récemment avec la nomination d’Edouard Philippe, issu des Républicains, au poste de premier ministre. Frédéric Bort s’inquiète notamment de la tendance d’Emmanuel Macron à jouer ces derniers jours les « manoeuvriers » avec les partis politiques.

La campagne se poursuit

Frédéric Bort est en campagne depuis le mois de janvier : « On ne voulait pas se retrouver dans une situation un peu artificiel. Le calendrier était connu avec la Présidentielle et les Législatives. On ne voulait pas en quatre semaines, faire le tour des marchés, serrer les mains à tout le monde, se retrouver dans ces figures imposés artificiels. On a commencé bien plus tôt et l’on a déjà rencontré énormément de gens dans des moments qui n’avaient rien d’artificiels. Cette circonscription, on la vit de l’intérieur ».

« Si nous sommes élus, nous aurons un mot par rapport à la politique nationale mais nous aurons une boussole, celle de la défense de Montpellier » Frédéric Bort

Son site internet est en ligne et des réunions publiques sont programmées dans les prochains jours : « Nous voulons tirer notre légitimité des habitants de cette circonscription et en le faisant sur les valeurs et l’engagement qui sont les nôtres : garder de la liberté et de l’autonomie. On verra si on arrive à toucher le coeur et l’intelligence des habitants. Il n’y a pas de raison d’en douter. Les Français sont intelligents et les Montpelliérains le sont beaucoup ».

Frédéric Bort, avide de débattre avec les autres candidats, pronostique d’être au second tour derrière le Front National et résume l’enjeu : « La question de cette élection est simple au final : pour ou contre Montpellier dans cette circonscription, pour ou contre un vrai député dans cette circonscription, pour ou contre quelqu’un qui ressemble à Emmanuel Macron dans cette circonscription ».

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Journaliste depuis plus de 10 ans et amoureux de Montpellier. Observateur discret de la vie locale. Ses centres d’intérêt ? « Aussi variés que les facettes de la ville ».

1 COMMENTAIRE

  1. Bonjour,

    Je me permets de vous faire part des candidatures UPR ( Union Populaire Républicaine ) pour les circonscriptions de l’Hérault:

    Découvrez le programme ici:

    https://www.upr.fr/programme-elections-presidentielles-france

    Circonscription n° 1: Nicolas Miray UPR

    Circonscription n°2: Elie Guerreiro-Viseu UPR

    Circonscription n°3: Laurence Beneteau UPR

    Circonscription n°4: Manuela Viaena UPR

    Circonscription n°5: Sybille Saint-Girons UPR

    Circonscription n°6: Armelle Luigi UPR

    Circonscription n°7: Bruno Luigi UPR

    Circonscription n°8 Romain Mespoulet UPR

    Circonscription n°9: Kamy Nazarian UPR

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