Festival. Nawell Madani à Arabesques : « C’est du sketchup ! »

HUMOUR. Nawell Madani est l’une des têtes d’affiche du festival Arabesques qui se tient actuellement à Montpellier. Elle sera sur la scène du Domaine d’0 jeudi 18 mai, en attendant la sortie de son prochain film en octobre.

Autoproclamée « la plus belge » des humoristes, elle a reçu Métropolitain quelques jours avant son passage sur la scène du Domaine d’Ô pour évoquer son dernier spectacle, ses projets et son prochain film, en salles cet automne.

Vous voilà au programme du festival « Arabesques » qui invite le public à la rencontre des arts du monde arabe avec un spectacle qui met en avant…votre belgitude !

Comme quoi les choses ont bien évolué. J’ai la double culture belgo-maghrébine et je suis fière de promouvoir la mixité, la diversité et le rire ensemble à travers ce spectacle, mais aussi à travers ma web série « Couscous c’est nous », que je viens de lancer sur Facebook et YouTube. Maintenant, j’attends de voir Marine Le Pen nous parler de son arabitude, la légende dit qu’elle a du sang algérien de Tlemcen.

De quoi parle ce one-woman show ?

Il est autobiographique, c’est un premier spectacle donc l’idée était de me présenter au public. J’invite les spectateurs aux premières loges de mes déboires : j’ai quitté la Belgique pour devenir danseuse à Paris, puis j’ai  découvert la comédie, le stand up,  et monté mon premier spectacle…Toute ma vie, j’ai cherché à ce que mon père vienne m’applaudir, à gagner sa fierté. J’ai réussi le jour où j’ai fait ce spectacle.

N’est-ce pas là le scénario de votre prochain film ?

Je m’en suis en effet inspirée pour réaliser « C’est tout pour moi » qui sortira sur les écrans le 18 octobre. Mais j’ai rajouté beaucoup de fiction. François Berleand y joue mon Pygmalion et je suis très fière qu’il ait accepté de participer au film. C’est un acteur formidable et très généreux.

Crédit image: Nabil Cheik Ali

Un mot, peut-être, sur le succès du film Alibi.com dans lequel vous tenez un rôle ?

Cela a été une vraie partie de plaisir de jouer la bimbo de service dans le film de Philippe Lacheau, même si j’avoue avoir eu beaucoup de mal à me regarder à l’écran. La bande à Fifi est cool, humble et généreuse. Et donner la réplique à Didier Bourdon était un rêve de gosse! Pour un premier rôle au cinéma, c’est incroyable de se retrouver associée à un tel succès, plus de 4 millions  d’entrées c’est énorme.

Dans « C’est moi la plus belge », vous y allez à fond sur les rapports hommes-femmes, sur nos névroses communes. Toutes ces anecdotes sont-elles aussi tirées de vos (més)aventures amoureuses ?

Forcément, sinon je ne toucherais pas autant les gens. Il faut toujours partir du personnel pour que ça devienne universel…

Un peu à la manière d’humoristes comme Muriel Robin ou Florence Foresti, vous avez un phrasé et un rythme assez caractéristiques. C’est quoi le « style Nawell Madani » ?

C’est du sketchup ! C’est un mix de sketchs, de stand up. De la vanne mitraillette et des personnages donc. Mais aussi des chorés et du bon son, un vrai show à l’américaine.

Si un pote demande ce que je fais, j’envoie un gif où on me voit faire un brushing. Ca change des dessins du boule de Kim kardashian !

Vous le déclinez même en application pour téléphone ?Je suis hyperconnectée et j’ai voulu développer un clavier à mon image via l’application WellMoji. C’est un pack de gif et émoticones personnalisés pour avoir des échanges plus tendance avec de photos, des vidéos, des stickers… Quand j’ai envie d’avoir des nouvelles de ma copine. Je lui Envoie un stickers qui dit « T’es où ma grosse ? » Si un pote demande ce que je fais, j’envoie un gif où on me voit faire un brushing. Ca change des dessins du boule de Kim kardashian !

PUMA vous a offert l’opportunité d’être son égérie. Qu’est-ce qui vous a poussé à accepter ? On peut donc être sexy en streetwear ? 

Mais bien sûr. Ca représente toute une aventure, à l’époque où j’étais danseuse et chorégraphe. J’ai choisi 6 danseurs qui ont fait le tour du monde pour rencontrer les meilleurs danseurs dans chaque pays. Tokyo, New-York, Los Angeles… J’étais Bien plus qu’une égérie sur ce projet mais une vraie nounou.

En tant que femme publique, quel message souhaiteriez-vous faire passer aux personnes qui nous liront ? Allez au bout de vos rêves. Une petite Anderlechtoise avec un papa chauffeur de taxi et une maman infirmière a réussi à monter un spectacle et son premier film à force de volonté… Il faut croire en soi et en ses rêves. Ca paraît bateau, mais il n’y a que ça qui puisse vous aider à déplacer des montagnes.

>> Arabesques, jeudi 18 mai – 21h30 / One Woman Show – « C’est moi la plus belge »

Domaine d’O – Amphi d’O – Tarif : 28/ 20/ 15 €

http://www.festivalarabesques.fr


Crédits photo: Franck Glenisson

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *