Trafic de drogue : une quarantaine de livraisons en go fast

CANNABIS. Comme Métropolitain l’a révélé dès mardi, 40 kilos d’herbe de cannabis ont été saisis lors d’une opération conjointe des gendarmes de la compagnie de Castelnau-le-Lez, notamment la brigade de recherches et les policiers du SRPJ de Montpellier, après l’interception d’un go fast à Céret et au Boulou, dans les Pyrénées-Orientales.

Une opération mouvementée, puisque le conducteur d’une des trois voitures du convoi n’a pas hésité à foncer volontairement sur deux policiers de la brigade de recherches et d’intervention -la BRI, l’ex-anti-gang- du SRPJ de Montpellier, qui, indemnes ont été obligés de faire usage des armes. Le véhicule qui a forcé le dispositif d’interception a été immobilisée et le chauffard neutralisé, sans blessé au final.

Neuf trafiquants

Six trafiquants présumés appartenant à une même famille basée dans l’Aude et dans l’Hérault ont été interpellés lors de ce coup de filet au sud de Perpignan, puis, trois autres dans la foulée, lors des perquisitions, ce qui a porté à neuf les gardes à vue gérées par les deux unités -police et gendarmerie- qui ont collaboré à l’unisson sous la direction d’un juge d’instruction du tribunal de grande instance de Montpellier. Le premier procureur adjoint, Jacques-Philippe Redon n’a pas manqué de le souligner ce vendredi.

Armes, numéraires, véhicules

Le magistrat du parquet a ajouté que, outre les 40 kilos d’herbe de cannabis, les enquêteurs ont saisi 200 pieds de cannabis, 9 téléphones portables utilisés pour les importations, sept armes à feu, dont une réplique d’une Kalachnikov, 22’000 € en numéraires et les huit véhicules des membres de ce « clan », spécialisé dans le trafic de drogue entre le Maroc et la région Occitanie, via l’Espagne. Les investigations diligentées discrètement depuis le mois de février 2016 ont permis d’établir que plusieurs autres dizaines de kilos de cannabis avaient été acheminés à la faveur d’une quarantaine de go fast, c’est à dire l’importation de la drogue avec trois véhicules roulant à grande vitesse du point d’achat, en Espagne aux points de livraisons, près de Carcassonne, dans l’Aude et à Montpellier, dans l’Hérault : une voiture ouvrait le convoi pour signaler éventuellement des contrôles douaniers ou autres, la deuxième transportait la cargaison illicite et la dernière fermait la route pour éventuellement récupérer la drogue et les autres membres en cas d’incident.

« Deux voyages par semaine »

Selon le général Jean-Philippe Lecouffe, commandant en second de la région de gendarmerie d’Occitanie, commandant du groupement de gendarmerie de l’Hérault, « à une certaine période depuis que le trafic a été découvert, les trafiquants présumés faisaient deux voyages par semaine. Les suspects qui ont été arrêtés étaient déjà connus de la justice, certains déjà pour trafic de stupéfiants ». Le général a expliqué que les policiers du SRPJ de Montpellier avaient été associés à l’enquête des gendarmes de la brigade de recherches de la compagnie de Castelnau-le-Lez, « lorsque nous avons découvert que nous étions en train de travailler sur les mêmes trafiquants présumés ».

L’herbe de cannabis était revendue à un réseau important de consommateurs réguliers, dans l’Aude, l’Hérault et les Pyrénées-Orientales. Un trafic juteux puisque le kilo d’herbe de cannabis est acheté 2500 €, plus cher que la résine et revendu auprès des « clients » avec un important bénéfice. Des « clients » qui venaient de Nîmes, de Marseille et de Lyon. Les neuf suspects ont été mis en examen.

 

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