Législatives : Frédéric Bort demande aux députés PS de se désister

POLITIQUE. Candidat sur la 1ère circonscription de l’Hérault, Frédéric Bort, sans étiquette, estime qu’il est le seul candidat à même de battre le Front National. Il demande aux députés sortant du Parti socialiste de ne pas se représenter.

Le candidat sans étiquette sur la 1ère circonscription de l’Hérault a tiré les leçons du 1er tour des Présidentielles. Pour le vigneron, docteur en droit et ancien directeur de cabinet de George Frêche, qui forme un tandem détonant avec l’avocat montpelliérain Alain Scheuer, le Parti socialiste ne doit pas présenter de candidats aux Législatives. Pas plus sur la 1ère circonscription de l’Hérault que sur les autres : « Après un tel échec, le PS ne peut pas maintenir de candidats », tranche Frédéric Bort : « Je demande donc à M. Jean-Louis Roumegas, le député sortant issu des derniers accords électoraux entre le PS et les Verts, de ne pas se représenter ».

Le message du candidat sans étiquette est limpide : « Sur la 1ère circonscription, c’est tendu avec le Front National », rappelle Frédéric Bort : « C’est une circonscription difficile, c’est connu, et le risque de basculement vers le FN est bien réel… Je suis le seul candidat capable de battre une extrême-droite que le PS, s’il ne se retire pas, peut contribuer à faire gagner ».

Le candidat, qui estime représenter une option citoyenne hors des partis, entend tracer sa route : « Je suis sur le terrain depuis janvier dernier. Une campagne électorale ne commence pas 3 semaines avant l’élection. Or, je n’ai pas vu grand monde sur le terrain… Je pense être le seul capable d’apporter une autre réponse aux électeurs, le seul capable de l’emporter sur cette 1ère circonscription ».

L’option En Marche !

Frédérique Bort pourrait-il être officiellement investi par le mouvement En Marche ! d’Emmanuel Macron : « C’est une très sérieuse possibilité, nous sommes compatibles », confirme le candidat : « Mais soyons clairs : je fais ma campagne quoi qu’il arrive. Je n’attends pas l’accord d’un chef quelconque à Paris pour battre le pavé. Je compte tirer ma légitimité des urnes, et d’elles seules ».

Le candidat estime avoir le profil pour porter les couleurs du mouvement lancé par l’ex-Ministre de l’économie : « Je pense que le choix de la candidature de Frédéric Bort est un choix judicieux », confirme Alain Scheuer : « Dans cette période risquée, il faut des personnes motivées et engagées. Seul Frédéric apporte une réponse à la saturation des citoyens face au poids des partis ».

Tension avec Philippe Saurel

Quant’ à la posture de Philippe Saurel, qui affirme représenter En Marche ! sur Montpellier et qui envisage de lancer une de ses élues à la Ville sur la 1ère circonscription (NDLR : Patricia Mirales), Frédéric Bort se montre tout aussi cinglant : « Le maire de Montpellier peut dire ce qu’il veut, ce n’est pas lui qui décide, et surtout pas pour moi. Il critique la façon de faire des partis politiques mais finalement, il en arrive aujourd’hui à faire la même chose… Je trouve cela pathétique. Et je lui conseille de ne pas jouer avec le feu en essayant de placer maladroitement quelqu’un de son entourage ».

Alors, Philippe Saurel, soutien potentiel ou adversaire ? « Je fais ma campagne de façon indépendante », tranche Frédéric Bort : « Mais je rappelle que face au danger que représente le Front National, tout le monde doit tirer dans le même sens. Philippe Saurel le premier ».

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