Étude : pour le Medef, l’économie en Occitanie est toujours coupée en deux

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Une étude du Medef confirmerait le manque de synergie entre les économies de l'ex-LR et de l'ex-MP qui restent bien distinctes...

BILAN. A l’heure où l’on parle de « synergie », de « mutualisation », de « travail en réseaux » et autres démarches collectives d’ordre économique entre l’ex-Languedoc-Roussillon et l’ex-Midi-Pyrénées, le Medef Occitanie lance un pavé dans la mare. Une étude diligentée par ses soins pointe le manque de synergie entre l’Ex-LR et l’ex-MP. La grande région reposerait toujours sur deux réalités économiques différentes, notamment entre Montpellier et Toulouse.

« La fusion des régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon apparaît comme la simple addition de deux réalités économiques distinctes, poursuivant chacune leur croissance propre… Les interdépendances sont faibles » : le bilan de l’étude livrée pour le Medef Occitanie par le Cabinet Cazes-Goddyn est sans appel, pointant le manque de synergies économiques entre les deux anciennes régions : « Cette situation économique corrobore ainsi l’inspiration purement politique de cette fusion », enfonce l’enquête.

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Tissus économiques bien distincts

Dès 2015, le Medef Occitanie a diligenté une première enquête pour mesurer la véritable « force entrepreneuriale » de la région Occitanie. Pour cela, le cabinet Cazes-Goddyn a analysé la situation financière des 40 premières entreprises des deux ex-régions réunies qui ont leur siège social, leur actionnariat et leur centre de décision sur le territoire : « Cette première étude a démontré que les tissus économiques des anciennes régions restent bien distincts et que leurs caractéristiques divergent de façon importante », confirme le Medef, qui renchérit : « Pour cette deuxième édition, l’étude a mesuré les liens économiques structurels entre les deux ex-régions et qui doivent constituer des leviers de croissance pour l’avenir ». Or, selon l’enquête, « peu ou pas de synergies existent entre les économies de l’ex-MP (mono-industrielle, agricole, agrégée autour du centre dominant toulousain) et l’ex-LR (diversifiée, tant sur le plan industriel que celui des services et portée par cinq pôles urbains tournés vers la Méditerranée) ».

                    Des chiffres contrastés

L’étude insiste sur les observations suivantes :

Avantage Languedoc-Roussillon :
-Chiffre d’affaires des entreprises plus élevé de 24 % en ex-LR qu’en ex-MP ;
-Effectifs salariés supérieurs en ex-LR : 50 689 contre 45 104 en ex-MP ;
-Deux fois plus d’investissement pour les entreprises en 2015 dans l’ex-LR : 590 M€ contre 227 M€ en ex-MP ;
-Niveau de dotation en fonds propres équivalent pour les deux ex-régions : 1,860 Mds d’€ pour l’ex-LR et 1,862 Mds d’€ pour l’ex-MP mais les sociétés de l’ex-LR sont largement plus rentables : 184 M€ contre 39 M€ ;

Avantage Midi-Pyrénées :
-Endettement en ex-MP est plus faible : 1 412 M d’€ contre 2 095 M d’€ en ex-LR;
-Pproduit net bancaire dans l’ex-MP à 1,98 Mds d’€ contre 1,44 Mds d’€ dans l’ex-LR (soit + 38 %) ;
-Le secteur bancaire est également plus fort en ex-MP qu’en ex-LR ;
-Profits de 452 M€ dans l’ex-MP contre 336 M€ dans l’ex-LR (soit + 35 %).

Le Medef conclut son enquête par un commentaire tranchant : « L’analyse démontre que les deux anciennes régions restent deux pôles économiques distincts. Chacun ayant ses spécificités en termes de secteur d’activité, de croissance, d’emploi, d’investissements ».

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