Anne-Yvonne Le Dain recadre Coralie Dubost, référente d’En Marche Hérault

LÉGISLATIVES. Anne-Yvonne Le Dain a réagi par un communiqué de presse à l’interview donnée par Coralie Dubost, référente En Marche Hérault, à Midi Libre. On savait les relations tendues entre cette dernière et Philippe Saurel, elle peut désormais ajouter Anne-Yvonne Le Dain. La militante macroniste, le maire hors parti et la députée socialiste espèrent pourtant voir Emmanuel Macron à l’Élysée. Mais derrière la présidentielle se profile déjà les législatives. Et il est bien connu qu’en politique, un combat prépare le suivant. Surtout si l’aire de jeu pourrait s’avérer être la même.

À la question « Que pensez-vous de Philippe Saurel suppléant d’Anne-Yvonne Le Dain sur la 2e circonscription ? » , posée par Christophe Gayraud, journaliste de Midi Libre, Coralie Dubost répond : « C’est un voeu, ce qui ne veut absolument pas dire que la Commission Nationale d’Investiture suivra. Anne-Yvonne Le Dain, nous ne l’avons vue dans aucune réunion elle non plus. Elle ne s’est pas présentée à nous, est partie un mois pendant la campagne électorale et elle n’a pas parrainé Emmanuel Macron (François Hollande, NDLR). J’entends que Philippe Saurel se projette dans une suppléance. Pour autant, à ce jour, il n’est absolument pas certain qu’Anne-Yvonne Le Dain soit investie par En marche ! sur cette circonscription » .

Pour l’heure, Emmanuel Macron n’a présenté que 14 candidats aux législatives qui se dérouleront les 11 et 18 juin. Le mouvement a par ailleurs reçu 14 000 dossiers à la députation. Dans l’interview, Coralie Dubost, précise que l’annonce officielle des candidats investis par En Marche sera donnée « autour du premier tour » .

La réponse d’Anne-Yvonne Le Dain

Une double attaque qui fait bondir la députée socialiste : « Que certain-e-s considèrent comme de droit une investiture par un mouvement politique national qui se veut novateur me parait un tantinet arrogant quand on n’a jamais milité nulle part. Il me semble que la démocratie n’est pas une foire aux chevaux surfant à brides rabattues sur des hippodromes destinés à les accueillir. En politique, on n’hérite pas : on travaille, on combat, on conquiert, puis, une fois élu-e, on travaille à nouveau pour que des politiques publiques se déploient au service des gens et de la société toute entière » .

Dans son communiqué, Anne-Yvonne Le Dain rappelle « que j’ai été investie par le Parti Socialiste et, jusqu’à nouvel ordre, j’en suis la candidate sur cette circonscription et je m’en honore. Quant au voeu du maire de Montpellier, Philippe Saurel – qui soutient Emmanuel Macron – d’être à nouveau mon suppléant, il rejoint le combat que nous menons ensemble depuis 5 ans et que nous avons l’intention de poursuivre » .

Au téléphone, Anne-Yvonne Le Dain entend bien combattre aux législatives sous l’étiquette PS, parti dont elle reste fidèle et attachée avec la volonté de poursuivre ses combats à l’Assemblée. Et ce, même si elle ne soutient pas le candidat officiel Benoît Hamon en raison de trop grands désaccords. En cas d’exclusion, questionnée sur une investiture En Marche !, elle avance un hypothétique « on pourrait discuter » . Et lance un conseil à destination de certains militants macronistes : « Ces néo-cerveaux feraient mieux de faire exister leur candidat aujourd’hui plutôt que demain » . Comprendre, avec plusieurs coups d’avance, qu’un échec à la présidentielle pourrait faire s’écrouler l’ensemble du château de cartes.

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