Université de Montpellier : le deuxième nanosatellite dans l’espace

ESPACE. Cinq ans après l’envoi dans l’espace du premier nanosatellite français Robusta, son petit frère Robusta 1b va le rejoindre en avril. Une nouvelle consécration pour l’Université de Montpellier, puisque les appareils ont été conçus de A à Z par les étudiants du Centre Spatial Universitaire.

Robusta 1b devrait déjà flotter au dessus de nos têtes depuis le début de l’année. Son lancement prévu au plus tard en février des États-Unis par SpaceX, prestataire privé de la NASA, a été reporté à plusieurs reprises, en raison de l’explosion de leur lanceur Falcon 9 quelques mois plus tôt. C’est finalement depuis l’Inde que s’envolera le nanosatellite. Un nouveau lancement vient d’être programmé fin avril sur un lanceur PSLV par l’agence spatiale indienne ISRO.

Robusta 1b, comme son prédécesseur, se présente sous la forme d’un cube de 10 cm de côté, pèse moins d’1 kilo et consomme moins d’1 watt. Les deux nanosatellite ont pour mission d’étudier l’effet des radiations solaires et cosmiques sur les composants électroniques bipolaires. Ce type de satellite permet de tester à bas coût et rapidement de nouvelles technologies en environnement réel et de faire de la collecte de données.

Laurent Dusseau, directeur du Centre Spatial Universitaire retrace l’aventure : « Environ 50 étudiants ont travaillé sur ce nanosatellite pendant quatre ans, de 2012 à 2015, encadrés par les académiques et en interaction avec des industriels » .

« Depuis les exigences techniques (sous vide, grande chaleur, grand froid, radiations spatiales…) aux documentations spécifiques pour les agences spatiales, en passant par la gestion de projet, ils ont développé les compétences de professionnels et sont aujourd’hui prêts à l’embauche. La réussite du projet, elle est là » met en avant le professeur.

Des anciens étudiants ayant oeuvré sur Robusta travaillent désormais pour le CNES, 3DPlus, Airbus… Une grande fierté pour le CSU, soutenu par la fondation Van Allen, qui se positionne dans un domaine fortement pourvoyeur d’emplois.

« Maintenant, nous espérons aussi que tout se passera bien pendant et après le lancement. Mais le spatial est imprévisible ; on ne peut jamais être sûr à 100%. Si tout marche bien, ce sera comme une deuxième victoire » explique Laurent Dusseau. La date précise du lancement sera déterminée en fonction des conditions météorologiques.

 

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