Aéroport de Montpellier : des abeilles « toutes miel » pour les voyageurs

RUCHES. L’aéroport de Montpellier Méditerranée -AMM- vient de signer une convention avec le syndicat d’apiculteurs L’Abeille Héraultaise, avec comme objectif d’installer des ruches sur le site de Fréjorgues, à Mauguio.

« Les ruches seront visibles des voyageurs sur un emplacement proche des salles d’embarquement. Elles seront placées derrière des baies vitrées. Les voyageurs ne risqueront aucun désagrément », révèle t-on à la direction d’AMM. Qui explique ainsi cette démarche : « L’abeille est un partenaire essentiel et précieux dans l’équilibre des écosystèmes et la gestion durable de la biodiversité, des objectifs activement poursuivis par AMM ».

Des abeilles « toutes miel », puisqu’elles ne seront pas en contact direct avec les voyageurs. Même si elles sont inoffensives, les abeilles piquent, ce qui signe leur arrêt de mort. En effet, une fois le dard enfoncé dans une chair, l’abeille succombe.

Alors, qui pour s’occuper du rucher d’AMM ? Ce n’est pas un inconnu pour certains employés de l’aéroport qui va gérer cette colonie d’abeilles, à deux pas du tarmac et pour cause : Jean-Pierre Almes qui va jouer l’apiculteur est l’ancien chef-électricien d’AMM. Il aura pour mission de récolter le miel estampillé AMM.

Indicateur de la pollution de l’air

L’aéroport Montpellier Méditerranée n’est pas le premier à installer des ruches. Aéroports de Paris -ADP- dispose au total de 22 ruches à Paris-Charles de Gaulle, Paris-Orly, Paris-Le Bourget et les 11 autres plates-formes qu’ils gèrent. Le miel des abeilles de ses ruches, déclaré propre à la consommation est un très bon indicateur de la pollution de l’air. Et – pour cela – ADP s’associe avec des associations ou des apiculteurs. À titre d’exemple, l’association Victoria Balloon Events a installé des ruches à Toussus-le-Noble -géré par ADP- QUI sont parrainées par Aéroports de Paris et plusieurs usagers de l’aérodrome.

Les ruches n’attirent pas les oiseaux

Ces ruches sont implantées à l’extérieur, près des pistes, alors qu’à Montpellier, elles seront à l’intérieur. Contrairement aux oiseaux, les insectes ne représentent en soi aucun danger pour les avions. Seul l’essaimage peut s’avérer dangereux. C’est la raison pour laquelle l’apiculteur veille deux fois par mois que la reine soit encore en forme et qu’elle maîtrise sa colonie.

Si ce n’est pas le cas, elle est remplacée par une reine plus jeune. Ce remplacement a de toute façon lieu après deux ans. En outre, aucun oiseau ne se nourrit d’abeilles. Les ruches n’attirent donc pas les oiseaux, notamment d’éventuels flamants roses qui nichent dans l’étang de l’Or et qui jouent quelquefois les noctambules, au risque de percuter un avion de ligne…

 

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