Présidentielle : la pirouette d’Anne-Yvonne Le Dain pour François Hollande

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PARRAINAGE. Anne-Yvonne Le Dain n’avait pas encore rendu public son parrainage pour l’élection présidentielle. Allait-elle rester fidèle au Parti Socialiste en parrainant Benoît Hamon ? Où confirmer les bruits qui la ferait pencher en faveur d’Emmanuel Macron ? La députée PS de la 2e circonscription de l’Hérault a décidé de donner son parrainage à… François Hollande.

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« J’ai donné mon parrainage à François Hollande, dont je considère qu’il a « fait le job » comme Président de notre République Française. C’est ma manière à moi de lui dire MERCI. Pour tous ces moments… » par ces trois phrases et cette forme de parrainage « blanc », Anne-Yvonne Le Dain réalise une pirouette politique de haute volée. Auprès de l’opinion, cela ne sert à rien mais c’est joli. Reste, comme tout citoyen, le secret de l’isoloir.

Eric Mellet, maire de Montredon-des-Corbières dans l’Aude, fut le premier à apporter son parrainage à François Hollande. Dans les dernières jours, le président de la république a reçu six autres parrainages.

 

En désaccord avec Benoît Hamon

En février dernier à l’issue de la primaire socialiste, Anne-Yvonne Le Dain avait refusé de signer l’appel de Carcassonne signe du soutien des cadres socialistes d’Occitanie à Benoît Hamon. Sur France 3, elle regrettait notamment ne voir « aucun signe d’ouverture au courant réformateur et social-démocrate auquel j’appartiens » . En précisant : « Je suis et reste socialiste, mais je ne me reconnais ni dans ce texte, ni dans cette direction politique. La peur de l’avenir ne peut tenir lieu de politique publique » . Il était donc difficile de voir cette forte tête à la parole libre s’engager en faveur de Benoît Hamon. D’autant qu’elle n’était pas apparue samedi dernier lors de la conférence de presse des soutiens locaux du candidat socialiste.

Fidèle à la politique gouvernementale

Car si durant le quinquennat, le candidat PS fut frondeur, Anne-Yvonne Le Dain resta une solide avocate de la politique gouvernementale. Son ancienne permanence parlementaire en reste le symbole et une victime collatérale d’une défense absolue de la loi Travail. Ce parrainage en faveur de François Hollande résonne comme l’apothéose d’un mandat parlementaire d’une grande fidélité.

Et si les bruits donnaient son parrainage à Emmanuel Macron, en choisissant de ne pas choisir, Anne-Yvonne Le Dain ne s’expose ainsi pas aux sanctions du parti. Contrairement à Patrick Vignal qui n’a pas hésité en début de semaine à soutenir officiellement l’ex ministre de l’Économie. Un bureau national extraordinaire du PS se tiendra lundi en présence du Premier ministre, des présidents des départements et de régions socialistes.

Il faut toutefois rappeler que le suppléant d’Anne-Yvonne Le Dain à l’assemblée nationale n’est autre que Philippe Saurel, soutien d’Emmanuel Macron. Candidate à sa réélection sur la 2e circonscription, la députée souhaitait en juin dernier renouveler ce ticket. Si la Fédération du PS de l’Hérault a officialisé la candidature d’Anne-Yvonne Le Dain, sa suppléance a toutefois été gelée.

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Journaliste depuis plus de 10 ans et amoureux de Montpellier. Observateur discret de la vie locale. Ses centres d’intérêt ? « Aussi variés que les facettes de la ville ».

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