Urgences : c’est la journée européenne du 112

SECOURS. Le 11-02, on célèbre le 112…il suffisait d’y penser ! Plus sérieusement, il s’agit de sensibiliser le grand public à l’usage de ce numéro d’appel international, qu’est le 112. Selon des chiffres officiels, seul un français sur quatre connaît l’usage de ce numéro d’appel des premiers secours. Et ce n’est guère plus brillant chez nos voisins européens.

L’occasion était trop belle de créer une journée de sensibilisation. C’est fait depuis 2009 et plus de 25 états membres célèbrent le 11 février la Journée européenne du 112. Il existe même une 112 Academy et plus de 150 associations partenaires qui organisent de nombreuses sessions d’information dans les écoles, les entreprises et dans de nombreux autres lieux publics.

Un numéro universel

Le 112 est le numéro d’appel d’urgence utilisé dans tous les pays de l’Union Européenne. En France, il redirige automatiquement sur les numéros d’appels anciens comme le 15, le 17 et le 18.

Le 112 mobile est prioritaire sur tous les autres appels. Il est donc théoriquement possible de l’appeler, même lorsque le réseau est saturé. Comme les autres numéros d’appel d’urgence, il est gratuit 7 jours sur 7, 24 heures /24.

Le 112 est réceptionné dans tous les centres opérationnels départementaux des services d’incendie et de secours (Codis), dont ceux dotés de plate-forme commune au 18 et au centre 15, comme à Vailhauquès, dans l’Hérault pour le Sdis 34.

Anecdote

« Au début de la mise en service du 112, j’ai été témoin d’un accident de la route, entre Saint-Gély-du-Fesc et les Matelles, sur la RD 986. Un automobiliste était blessé sans gravité, mais il saignait. J’ai composé ce numéro sur mon portable et je suis tombé sur un stationnaire qui ne connaissait pas ces deux communes, ni cette route. J’ai été étonné, sur le moment et j’ai su pourquoi très rapidement : mon appel passé des Matelles était parvenu en Corse, j’avais un pompier du Sdis de la Corse du nord, à Bastia, au bout du fil. Il a pris tous les renseignements et les a transmis, illico au Codis 34. C’est rigolo, comme anecdote », raconte cet Héraultais.

En espérant que depuis, le 112 ne joue plus de pareils tours, comme aurait aimé le raconter le regretté Fernand Raynaud, pionnier avec son « 22 à Asnières » !

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