Montpellier : il part en prison 9 ans après des faits présumés

palais justice montpellier

INFO MÉTROPOLITAIN. Un père de famille de 47 ans, Sylvain V. a été condamné à 5 ans de prison ferme pour « agression sexuelle imposée à un mineur de 15 ans », en l’occurence sa fille, ce mercredi après-midi, arrêté sur l’audience où il s’était présenté libre, sous contrôle judiciaire et incarcéré dans la foulée à la maison d’arrêt de Villeneuve-lès-Maguelone.

Le procureur de la République, Philippe Vermeil avait requis cette peine, mais, avait laissé le soin des juges -le président Jérôme Reynes et ses assesseurs, Martine Carcenac et Georges Vincent- de décerner ou non un mandat de dépôt. Finalement, les juges ont placé le quadragénaire sous mandat de dépôt. Il a été arrêté à la barre par des policiers de l’escorte du commissariat central de Montpellier.

Les faits présumés datent de janvier 2008 à octobre 2011. Une procédure judiciaire qui s’est éternisée, longue de 9 ans, où, effectivement, comme l’accusé l’a confirmé à l’audience, il a bien lavé l’hymen de sa fille, âgée de 5 ans en 2008 et jusqu’en 2011 sous la douche, lorsqu’il en avait la garde, après sa séparation avec la mère et concubine. Mais, tant lors de sa garde à vue, que lors d’une longue instruction, il a formellement nié tout acte à caractère sexuel.

« Des aveux qui n’en sont pas »

Cette position a visiblement agacé le ministère public : « Nous avons des aveux qui n’en sont pas » a relevé Philippe Vermeil, rappelant le comportement du prévenu lors de sa première interpellation : « de 10h10 à 22h, en garde à vue, il n’a cessé de parler de pure invention, de manipulation de la fillette qui l’accusait à tort. Et puis, il a soulagé sa conscience, avouant une introduction digitale sous la douche, mais dans une notion de jeu, sans jamais faire mal ».

Le doute est survenu ce mercredi à l’audience, quand l’avocat du père de famille s’est étonné qu’un témoin important n’ait jamais été interrogé : le frère du prévenu était régulièrement présent dans la salle de bains, quand il en avait la garde et qu’il faisait prendre le bain à la fillette…

Le spectre de l’erreur judiciaire

L’avocat de Sylvain V. a prévenu les juges du spectre de l’erreur judiciaire, dans un contexte de séparation douloureuse du couple : « Je vais avoir peur désormais de laver ma fille. Surtout, si on relève que son hymen est perforé ». Il a plaidé que, « l’hymen d’une adolescente ou d’une femme est perforé, avec même une plaie apparente, sans qu’il y ait pénétration d’un doigt ou d’un sexe ».

Le procureur s’est ému d’un détail scientifique qui existe dans le dossier : « Du sang a été retrouvé sur un vêtement du père, après que sa fille ait signalé ces attouchements et ses pénétrations digitales. Or, l’analyse du sang a montré qu’il s’agissait de l’ADN du père ».

Mis en examen, laissé libre sous contrôle judiciaire, Sylvain V. s’est présenté à l’audience 9 ans après. Il ne pensait pas pas partir en prison. Pour 5 ans.

 

4 Comments

  1. C’est leurs affaires la vérité ont ne la connaîtra jamais, pourquoi mettre à jour cette histoire qui est déjà assez délicate pour que le petit monde s’en mêle ? Franchement, je vois pas l’intérêt.. A force de regarder la vie des autres la notre nous passent sous le nez.

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