Violences conjugales : 80% des victimes sont des femmes

STATISTIQUES. Les appels qui parviennent au 17, le numéro d’urgence de la police nationale et de la gendarmerie, dans l’Hérault, pour des signalements de violences intra-familiales et conjugales sont en augmentation, chaque année. Policiers et gendarmes d’ici sont confrontés quotidiennement à des scènes qui se déroulent, soit dans le huis-clos d’un appartement, soit sur la voie publique.

Dernière affaire en date à Montpellier, cette jeune femme tabassée après avoir été projetée au sol par son concubin de 34 ans, en milieu de nuit, sur le boulevard Renouvier, dans le quartier Chaptal. Expulsée manu-militari par ses cheveux, poussée sur le macadam, elle a été rouée de coups de pied. C’est avec le visage ensanglanté et des douleurs sur diverses parties du corps, que la passagère a été admise aux urgences du CHU.

Son compagnon, fortement alcoolisé a également volontairement cassé son téléphone portable, après une dispute dans la voiture, sur le retour d’une soirée passée en discothèque.

8’840 victimes en 2016

L’année dernière, 8’840 victimes de violences volontaires ont été recensées dans l’Hérault, selon la préfecture : 57,8% des victimes, femmes et hommes, ont été blessés dans le cadre de procédures pour « coups et blessures volontaires ». 29% de ces violences gratuites ont été commises dans la sphère familiale, 22% relevant de violences conjugales.

35% dans le cadre de menaces et de chantages. 6,5% pour des agressions sexuelles -délits- et de viols -crimes-, entre couples mariés, concubins ou pacsés. Quelques affaires ont concerné des couples homosexuels. Et 0,7% sont décédés des suites de graves violences, qualifiées comme homicides volontaires, tentatives d’homicides volontaires et de coups mortels, passibles de la cour d’assises.

Un constat : de plus en plus d’hommes sont victimes de ce type de violences et n’hésitent pas à déposer plainte contre leur femme ou leur compagne. Mais, les statistiques seraient biaisées, car de nombreux hommes auraient honte de signaler qu’ils sont victimes de coups par la gent féminine.

Un suivi statistique

Ces chiffres interpellent. Le week-end et les périodes de vacances scolaires, comme c’est actuellement le cas en ce mois de février dans la zone de l’académie d’Occitanie, policiers et gendarmes de l’Hérault interviennent pour des disputes entre maris et femmes, couples en concubinage, qui dégénèrent, souvent liées à la garde des enfants. De jeunes mineurs et des adolescents traumatisés par ces violences intra-familiales.

« Un suivi statistique spécifique à ces violences et conflits intra-familiaux a été mis en place par le Service statistique ministériel de la Sécurité intérieure, nous avons ainsi une meilleure approche de cette terrible et insupportable réalité », indique t-on en préfecture de l’Hérault. Un outil précieux pour les services d’enquête, certes, mais également pour les structures en charge de se pencher sur un phénomène inquiétant.

Que faire ?

  • Ne restez pas isolé(e) : parlez-en autour de vous, à vos amis, à vos proches ou à des spécialistes (associations par exemple).
  • Portez plainte au commissariat pour agression ou violence, ou au moins déposez une main courante.
  • Prenez vos dispositions pour partir : quitter le domicile conjugal est la seule solution pour régler définitivement le problème.

Il existe de nombreuses associations qui pourront vous venir en aide si vous êtes une victime, ou vous renseigner si vous êtes témoin de violences conjugales.

39 Comments

    1. La justice française ne s’en fout pas, loin de là. Combien d’articles sur ces hommes condamnés pour des faits de violence où la femme n’a pas voulu porter plainte ou bien le reprenait à chaque sortie de prison ? Je connais même une personne qui est intervenue dans la rue car un homme tapait sa copine et cette dernière a simplement dit qu’il fallait se mêler de ses affaires et ne pas insulter SON mec donc à un moment, je vois pas trop ce qu’on peut faire.

    2. La plupart des femmes victimes ne disent rien alors que voulez vous que le justice fasse dans ces cas là??? Lorsqu’une plainte est déposée la justice fonctionne. Le problème est le silence des victimes, pas la justice…

  1. Aucun rapport, intervention absolument inutile. Mais même si ça reste dérisoire par rapport aux violences sur les femmes, oui ça existe. Donc en plus d’être hors sujet et inutile votre intervention est, malgré un second degré inadapté, fausse et débile. Retenez vous la prochaine fois, ça vous évitera de paraitre stupide.

  2. jamais frapper une femme !!! pourtant suis celibataire !!! on dirais que les femmes aime les bad boys!!! femmes,regarder la beauté interieur au moins vous ne vous feraient pas battre………..

  3. Merci docteur Pala, mais je vais quand même demander un contre examen au docteur Absent ainsi qu’au docteur Ailleurs. Leur avis médical et leur ordonnance me sera de la même utilité que la votre et que le commentaire ci dessus.

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