Routes de l’Hérault : pourquoi le bilan est encourageant

ACCIDENTALITÉ. Le préfet de l’Hérault, Pierre Pouëssel s’est félicité « de la baisse encourageante de la mortalité dans le bilan 2016 de la Sécurité routière », chiffres et analyses à l’appui.

Le nombre de mort est passé de 94 en 2015 à 78, l’année dernière, soit 17% de baisse, soit 16 vies économisées sur les routes du département. Avec ce constat, toutefois : près de 50% des usagers décédés étaient vulnérables : conducteurs des 2 roues et piétons.

« Il ‘agit du second meilleur bilan jamais enregistré depuis 2013, avec 70 tués, qui place l’année 2016 au-dessus de la moyenne des 5 dernières années, avec 91 morts », relève le préfet de l’Hérault, en présence de Catherine Mallet, coordinatrice de la Sécurité routière en préfecture, du général de gendarmerie Jean-Philippe Lecouffe et du contrôleur général de la police nationale, Jean-Michel Porez.

À cette baisse du nombre de tués, s’ajoute la stabilité globale du nombre d’usagers vulnérables, donc : augmentation pour les 2 roues motorisées avec un deuxième trimestre meurtrier avec 11 décès, diminution pour les piétons, mais la moitié des victimes ont plus de 65 ans.

L’alcool en régression

Les autres indicateurs d’accidentalité sont cependant en hausse : plus 2,9% du nombre d’accidents en 2016, par rapport à 2015. Et plus de blessés hospitalisés : plus 10,6%. Dans ce bilan, le point le plus marquant, positivement parlant est la baisse de la mortalité routière liée à la consommation d’alcool.

« L’année dernière, ce facteur entre en compte dans 35% à 40% des accidents mortels, bien que tous les résultats d’analyse ne sont pas encore connus sur les accidents des dernières semaines de 2016, contre 50% en moyenne les précédentes années et notamment 2015 » constate Pierre Pouëssel, ajoutant, « En 2016, les causes des accidents mortels sont pour moitié, la vitesse excessive et le défaut de maîtrise des véhicules ».

Des mesures efficaces

Cette tendance semble également se retrouver sur les autres accidents, qui sont souvent plus graves que les années précédentes. Elle est également confirmée par la baisse des infractions constatées pour ce motif par les forces de l’ordre, notamment à l’occasion des fêtes de fin d’année.

Alors, pourquoi ce bilan est encourageant. Selon le préfet de l’Hérault, « Les mesures prises au niveau national -seuil de 0,20 g d’alcool par litre de sang pour les jeunes conducteurs-, les contrôles routiers multipliés et ciblés, les campagnes de communication et les actions de prévention sur le terrain, comme l’opération SAM font de plus en plus prendre conscience aux conducteurs des dangers qu’il encourent et qu’ils font courir aux autres en prenant le volant ou le guidon alcoolisés ».

Un bilan encourageant donc. Mais, il peut encore être meilleur. Pierre Pouëssel espère présenter des statistiques améliorées, début 2018.

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