Incendie de Sète : l’entrepôt était squatté

ENQUÊTE. L’entrepôt de 1000 m2 qui a été entièrement détruit par le violent incendie dans la nuit de jeudi à ce vendredi au 54 quai des Moulins, à la périphérie Est de Sète était occupé par des squatters depuis plusieurs semaines. Selon nos informations, ces SDF étaient présents dans la nuit, au moment où l’alerte a été donnée, vers 2h20 par un agent de sécurité de la société Altea.

Ce dernier est intervenu après le déclenchement général de l’alarme du bâtiment. En arrivant sur place, il a aperçu des flammes qui s’élevaient dans la partie arrière. 34 sapeurs-pompiers venus des casernes de Sète, Agde, Frontignan, Balaruc-les-Bains, Bouzigues et Loupian ont été engagés, avec notamment deux grandes échelles aériennes.

Vers 3h, la toiture s’est complètement effondrée sur le matériel et les produits calcinés, notamment un important stock de bois. Le bâtiment était en travaux de rénovation. L’entrepôt est sur le site de l’ancienne société Agro-Canet. Les bâtiments mitoyens ont pu être protégés par les « soldats du feu » qui ont circonscrit l’incendie vers 5h, ce matin.

Feu allumé pour se chauffer ?

La cellule technique de recherche des causes d’incendie du Sdis de l’Hérault est attendue sur place dans la matinée. Il s’agira de localiser l’endroit exact du départ de feu et d’isoler des indices susceptibles d’aider l’enquête des policiers de la Sécurité publique du commissariat de Sète, saisis par le procureur de la République de Montpellier.

Selon nos informations, l’hypothèse d’un incendie d’origine accidentelle serait privilégiée : ces derniers jours, les squatters qui avaient trouvé refuge pour l’hiver dans une aile de cet entrepôt avait allumé un feu pour se chauffer. Cette nuit, avant que l’incendie ne se déclare, ces SDF qui avaient quitté récemment le centre d’hébergement des Anges de la Rue, à Sète se trouvaient encore sur le site, dans une des ailes de l’entrepôt.

En raison de la pluie et du froid, les squatters ont-il de nouveau allumé un feu pour se réchauffer ? Ils vont être entendus par les policiers.

Les pompiers dans l’entrepôt en ruine. Photo Métropolitain. D.R

Un pompier constate les dégâts. Photo Métropolitain. D.R.

La toiture de 1000 m2 s’est effondrée. Photo Métropolitain. D.R.

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