Radicalisation : 22 jeunes héraultais « désendoctrinés »

PRÉVENTION. Le préfet de l’Hérault, Pierre Pouëssel a évoqué ce jeudi matin l’état d’urgence et le plan Vigipirate maintenu au niveau d’alerte maximum en raison de la menace d’attentat qui perdure en France, remerciant les forces de l’ordre -police nationale, polices municipales, gendarmerie, réservistes, 62 militaires de l’armée de terre de l’opération Sentinelle- qui ont sécurisé avec succès en 2016 les grands événements publics : le Fise et le Tour de France cycliste, notamment- et a livré des chiffres sur l’action contre la radicalisation dans les cités.

103 perquisitions administratives ont été menées, dont 20 ont fait l’objet d’un suivi judiciaire. 19 assignations à résidence ont été prononcées, dont 2 qui sont toujours effectives.

Cellule de suivi

« La politique départementale de prévention de la radicalisation s’appuie sur une cellule de suivi qui rassemble les services de la préfecture, dont le cabinet du préfet, la direction de l’Immigration et de l’Intégration, la Cohésion sociale, les services de l’Éducation nationale, du conseil départemental, de la Justice (la PJJ), la police nationale et la gendarmerie. Elle est présidée par le préfet, en présence des procureurs de la République de Montpellier et de Béziers » explique t-on en préfecture.

Cette cellule départementale de suivi permet, au titre de la prévention, de traiter les situations signalées au centre national d’assistance et de prévention de la radicalisation, qui a un numéro vert national, ou bien directement à la préfecture.

À ce jour, une centaine de personnes, des jeunes et des familles ont été en lien avec cette cellule de suivi, qui a accompagné par ailleurs 22 jeunes dans une démarche personnalisée de désendoctrinement, avec le précieux appui de psychologues et d’éducateurs.

Pratique : http://www.herault.gouv.fr

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