Montpellier3M : une charte pour la gestion des gros déchets

LOI. Cyril Meunier, vice-président de Montpellier3M délégué à la prévention et à la valorisation des déchets, a signé avec des représentants de chambres professionnels une charte actant une nouvelle gestion des déchets en gros volumes dans les Points Propretés situés sur le territoire métropolitain.

« Le premier objectif de cette charte est de nous mettre en règle avec la loi » introduit Cyril Meunier. Depuis le 1er janvier 2017, la réglementation prévoit, par la loi de transition énergétique pour la croissance verte, que tout distributeur de matériaux de construction doit s’organiser pour reprendre sur ses sites ou à proximité les déchets issus des matériaux qu’il vend. La Métropole a décidé de réunir les acteurs concernés par la gestion des gros déchets afin de proposer une offre en adéquation avec les contraintes d’exploitation des déchèteries.

« Montpellier est le territoire de France le plus doté en déchèteries » affirme Cyril Meunier. La première des vingt déchèteries de la Métropole a été inauguré en 1989 dans le quartier Mosson. Chacune sera rénovée d’ici 2020. « On a constaté que les règlements intérieurs n’étaient pas respectés » poursuit le vice-président de la Métropole. À savoir que normalement une personne ne doit déposer qu’1 m3 de gros déchets par semaine. « En 2010 le volume de déchets était de 70 000 tonnes. En 2015 ce volume est de 91 000 tonnes dont 30 % de gros déchets » argumente Cyril Meunier. La Métropole a donc décidé d’installer d’ici le 1er février, des gabarits à l’entrée des déchèteries qui limiteront le passage au véhicules de moins de 2 m.

La Métropole a rencontré les partenaires privés du secteur du traitement des déchets pour offrir aux professionnels du bâtiment une offre adaptée. Il a été décidé la mise en place d’une gestion différenciée des gros volumes des déchets. Au delà d’un volume d’1 m3, les déchets devront être acheminés par leur producteur, qu’il soit professionnel ou particulier, vers l’un des douze sites de traitement des déchets industriels gérés par des entreprises privées comme Nicollin, Veolia, Suez… qui leur facturera le service selon les tarifs en vigueur. Jean-Pierre Garcia, vice-président de la CAPEB34, a indiqué que « la CAPEB restera attentive aux tarifs pratiqués par les partenaires privés (…) La gestion des déchets de chantier peut être un véritable casse-tête pour les artisans » .

Thierry Ducros, président de la Fédération Française du bâtiment de l’Hérault, explique pourquoi il était important d’associer le secteur à cette démarche : « La gestion des déchets est un enjeu majeur qui doit mobiliser l’ensemble de la filière de la construction. Le secteur du bâtiment génère à l’échelle nationale 40 millions de tonnes par an dont 80 % sont liées aux travaux de destruction et de réhabilitation » .

Patrick Ceccoti, vice-président de la CCI Hérault, se réjouit de cette charte : « Pour nos entreprises il y a la nécessité de fournir la traçabilité de leurs déchets. Les mesures prises vont faciliter cela » .

Le rôle des différentes chambres professionnelles sera comme le détaille Christian Poujol, président de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat de l’Hérault « d’informer l’ensemble des artisans concernés et de faire de la pédagogie afin d’arriver aux résultats voulus » .

Pour obtenir plus d’informations sur les déchets et la propreté :
– Numéro vert gratuit depuis un poste fixe : 0 800 88 11 77
– Le site internet : montpellier3m.fr/villebelle

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *