Autour du domaine, une invitation à scruter la lumière

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Invitation à surveiller l’horizon, à parcourir l’étendue et à scruter la lumière, ‘‘Autour du domaine’’ de Marion Collé du Collectif Porte 27 est une pièce de cirque pour fils de fer. Elle met en scène l’écriture d’un espace poétique à travers la sensation de l’équilibre. Le spectacle explore librement le recueil ‘‘Du domaine’’ publié par le poète Guillevic en 1977 aux éditions Gallimard.

Sur scène, les deux corps écrivent le poème sur les fils de fer. Le premier fil, proche de la terre, est tendu à cinquante centimètres du sol. Le second est aérien. Tout est mobilisé pour participer à l’aventure du poème : jeux de lumières, image vacillante de la vidéo, son…  Autour du domaine est l’effort que l’on déploie pour retrouver un rapport physique au monde, être au plus près de sa fragilité, en parcourir ses aspects fissurés, incomplets, précaires. Quand arrive l’instant de déséquilibre sur le fil, c’est une pluie de simples métaphores qui se présentent à l’esprit : comme la feuille morte, on tourbillonne et tombe, comme la pierre, on est attiré par sa propre gravité, et à la fin on se demande si toute immobilité n’est pas que dans l’apparence de l’immobile.
En ce monde, tout cherche l’équilibre, tout s’agite et le cœur de ce spectacle est peut-être de faire sentir ce mouvement qui nous anime, indissociable du regard que l’on porte sur les êtres et les choses.

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Pour Marion Collé, la chorégraphe « le  domaine  exploré  est  le  fil.  Ce  parti-pris  induit  un rapport au temps et un traitement singulier de l’espace. Il ne s’agit pas d’illustrer le domaine décrit par  le  poète  dans  son  recueil  mais  de  traduire,  physiquement,  au  plateau,  un  rapport  sensible  à cette poésie, à travers les corps sur le fil mais aussi grâce à un travail de l’image vidéo, de la  lumière et de l’espace sonore.
De  manière  générale,  l’espace  scénique  est  sculpté  par  la  lumière.  Les  fils  et  les  corps  qui évoluent  sur  scène  apparaissent  d’abord  dans  des  faibles  intensités,  puis  surgissent  de  la pénombre, pour ensuite s’embraser dans la lumière. Par un travail sur la persistance rétinienne et la couleur, il s’agit de rendre visible ce qui vibre dans cet espace (le fil, les corps), puis de l’affirmer  jusqu’à l’éblouissement. »
Un poème d’équilibriste à voir ou à revoir les 26 et 27 janvier prochain au Théâtre Jean Vilar à Montpellier.

Autour du domaine du collectif Porte27 © Vasil Tasevski1

 

 

 

 

 

 

 

 

Les 26 et 27 janvier 2017
Théâtre Jean Vilar
155, Rue de Bologne
34080 Montpellier
Tel : 04 67 40 41 39

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1001 vies et expériences professionnelles ont amené Nadira vers le journalisme, qu’elle exerce depuis plusieurs années au sein de 7officiel by Métropolitain en tant que Rédactrice en chef. Amateur d’art, de culture et d’histoires, son Bureau croule sous les ouvrages littéraires, qu’elle dévore littéralement.

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